La vraie rentrée de Nectarine, ou la place dite du radiateur


Allez je vais pas vous faire le coup une deuxième fois de "elle est rentrée mais elle est pas rentrée, et je suis trop angoissée parce qu'elle est envoyée en conseil de discipline et cour martiale pour avoir apporté à l'école un taille-crayon sans réservoir qui date de la seconde guerre mondiale".
Nectarine a une gentille maîtresse, et elle a retrouvé avec plaisir sa meilleure copine.
Même qu'elles ont eu le droit de s'asseoir à côté.

Et c'est là que tout s'envenime...


Lire la suite

 


 

Comment salement foirer la rentrée de son enfant


Et voilà, Nectarine est rentrée en CE1. Je ne vous raconte pas le stress. Avez-vous conscience qu'une simple erreur d'étourderie de notre part peut foutre littéralement l'année, que dis-je, l'avenir de nos enfants en l'air ? Et j'ai commis une bévue qui pourrait lui être fatale. Pourtant, après 10 allers et retours entre maison et librairie, oublis de liste, mauvaise lecture et compagnie, je pensais avoir TOUT acheté. Nectarine ravie avait bien rangé ses fournitures dans son cartable : les crayons de couleurs et feutres dans une trousse, la colle, les ciseaux et bics dans une autre. Pochettes, cahiers, agenda chevaux avec doubles pages en couleurs de triple galop sauvage à travers dunes, lacs et montagne, crinières qui claquent au vent, tout semblait y être. Tout sauf...le bon taille-crayon. Le ventre crispé, je découvre avec vous le mot de la maîtresse, rapporté par Nectarine hier soir (accrochez-vous) :


Lire la suite

 


 

Tocsin, quelques billets à lire - autres blogs


Je manque de temps pour lire régulièrement tous les blogs que j'aime. Mais c'est toujours un plaisir.
Mes derniers petits tours avant les vacances ont été fructueux, que de billets touchants, amusants, intéressants, HUMAINS.

Voici quelques liens copiés à la va-vite, des réflexions, des confidences, des fous rires derrière mon écran que je partage avec vous. Et une perle. Je recommencerai.


Lire la suite

 


 

Ils sont graves ces gosses (mais drôles)


Quelques mots d'enfants pour vous faire sourire depuis vos transats (vous êtes au bureau ??? Mouarf !)

Nous ne laissons normalement pas Nectarine regarder les infos avec nous le soir, quand on fait nos vieux. Un soir qu'elle s'était relevée prendre un verre d'eau, elle tombe sur l'annonce de morts dans une avalanche de neige. D'un ton assuré, elle s'exclame : "bah ils ont qu'à ouvrir la bouche et manger la neige, et petit à petit ils sont libérés !"

Dans le centre de Nantes, un gars chante dans la rue en grattouillant sa guitare.
Nectarine : "non mais ils se prend pour un disque lui ou quoi ?"


Lire la suite

 


 
 


 

Chats, poulpes et Nectar grecs


En Grèce, il est rare de sillonner un village blanc, ses rues pavées et ses volets bleus sans croiser :


Lire la suite

 


 

Spartiates en folie à l'Acropole




Mais qu'est-ce qu'elle trafique ? Elle nous annonce des spartiates (en folie hein, on en veut pour notre argent) et pas n'importe où (un lieu mythique, l'Acropole), et elle nous balance une photo de vieux film avec des acteurs en chapeau. Une insolation qui a touché et laminé son cerveau certainement. Mais non, il pleut chez elle en Bretagne (rire diabolique des marseillais).
Du calme, du calme, tout cet apparent bordel a du sens. Les voilà vos spartiates en folie.


Lire la suite

 


 

Tant que le ridicule ne tue pas



Lire la suite

 


 

Glace au chocolat des îles perdues


Je reviens de l'Ile de Ré, soleil, mer et roses trémières à gogo, on ne va pas se plaindre.
Mais le must reste tout de même le glacier à Saint-Martin.
Nous avons eu la chance de loger près du Port, et en l'espace de quelques jours, j'ai développé une dépendance exquise mais légèrement inquiétante à mes cornets deux ou trois boules.
J'ai carburé à deux glaces par jour en moyenne. Par politesse, les gens autour de moi n'osaient rien dire. Mais ils devaient être consternés.
Un soir, j'ai essayé d'entraîner un ami dans ma déviance. Ainsi que sa jolie petite amie portugaise.
Mais non, rien à faire, ils m'ont fait comprendre qu'ils n'étaient pas accros comme moi, et que si je voulais sombrer ce serait toute seule. Chacun sa merde.
Mon mari a eu l'obligeance de prendre une double pistache-melon, pour faire croire à tout le monde que c'était normal, et me couvrir. Je lui en ai été reconnaissante.
Devant la résistance de celui qui dans ce billet souhaite être nommé "Monsieur X", sur lequel je ne divulguerai donc AUCUN indice permettant de l'identifier par des connaissances, j'ai usé d'un stratagème dont je suis peu fière.


Lire la suite

 


 
 


 

Je ne suis pas d'accord


Un livre encore ouvert sur son lit. La Douane de Mer, de Jean d'Ormesson. Elle le lisait pour la deuxième fois. La semaine précédente, elle me le conseillait encore.
"Aude, il faut absolument que tu le lises, c'est un chef d'œuvre. Tu me diras ce que tu en penses." Elle adorait cet auteur.
Elle ne le terminera pas. Et si je le faisais pour elle ?
Sur la table de son salon, toujours un puzzle en cours. Mais comment trouvait-elle la patience pour s'y atteler pendant des heures, et assembler ces 15 000 pièces en écoutant la radio ? Ce petit poste noir et grésillant, qui ne la quittait pas, même le soir dans son lit. Parfois, je m'asseyais près d'elle pour l'aider. Vite découragée, je tentais vainement de recomposer ce ciel immense avec des nuances de bleu à peine perceptibles, ces arbres et ces collines, parées de toutes les teintes possibles de vert. Nos deux mains se touchaient. La mienne, vive et jeune, la sienne, ridée et douce.


Lire la suite

 


 

Fêtes des pères : et ils remettent ça !


Heureusement sans ma fille, qui m'aurait collée la pression pour que j'achète un de ces trucs horribles avec MON argent, un an après, je repasse aujourd'hui devant cette superbe vitrine.

Sauf que la fête des mères étant passée, ils ont mis en avant leurs idées cadeaux 2010 pour les papas. Ils ont pratiquement repris la même gamme que l'année passée. Mais comme ce sont des créatifs de bon goût qui bossent là-dessus, et qui aiment se renouveler, il y a quelques variantes. Toujours les chaussons, tee-shirts, tabliers, coussins et compagnie..


Lire la suite

 


 

Tous moururent prématurément


Je viens de lire dans la presse qu'un tiers des français ne fait pas de sport.
C'est con je sais, mais ça m'a rassurée.
Deux ans (âge de mes jumeaux), que je n'arrive pas à m'y remettre. Alors que je culpabilisais, un médecin m'a confiée que pour se remettre d'une grossesse de jumeaux, complètement, il fallait trois ans. Il me reste donc une année à rien glander totalement déchargée de remords et de scrupules par le corps médical. Que je remercie au passage.
J'ai pourtant essayé de reprendre le volley. Ayant perdu un pouce et deux avant-bras dans l'histoire j'ai abandonné. Capitulé.


Lire la suite

 


 

Mon allergie vraie de vraie au melon


Pourquoi personne ne veut me croire ?
Mon mari, du haut de son piédestal de vrai allergique déclaré, se moque gentiment de moi.
Il a été se faire piquer le bras, et il possède la preuve écrite et irréfutable qu'il réagit mal aux acariens et aux poils de chats. C'est pour ça qu'il se mouche 50 fois par jour avec un gros bruit de trompettes en nous pétant les tympans. Il est malade. Condamné qui sait. Xyzall, Propolis, huiles essentielles, bouts de kleenex dans le pif, il essaye tout mais le mal est difficile à combattre, il résiste, s'accroche à ses sinus, obstrue son nez, et lui bousille ce qui lui reste de vie. Heureusement, la joie de retrouver chaque matin dans le calme femme et enfants, un travail passionnant, un environnement enrichissant, l'amour de son prochain et de la nature l'aident à tenir face à cette vermine qui le bouffe à petit feu.

Alors je vais pas commencer à me la ramener pour faire mon intéressante avec une pauvre allergie au melon..


Lire la suite

 


 

Mais c'est un voleur le monsieur !!


Je reviens tout juste de Paris. Un voyage express pour soutenir mon papa qui en a bien besoin.
Le train foisonne de gens bizarres et d'anecdotes trop excellentes qu'elles sont drôles. Je l'emprunterais plus souvent, je dédierais volontiers un blog à mes rencontres dans le TGV.
Asphyxieurs, râleurs, iPhoneurs, ronfleurs, mateurs, mastiqueurs, chouineurs, beaux et moins beaux parleurs, voleurs, fouineurs, allumeurs, fumeurs, buveurs, fraudeurs, je suis généralement plutôt bien entourée.

A notre retour, un hurluberlu est venu s'assoir côté fenêtre, sur le fauteuil en duo à notre gauche. J'avais la chance de voyager avec ma fille, Nectarine, ce qui m'a laissé tout aucun loisir pour dévorer mes magazines et bouquins.
Mon regard est rapidement attiré par notre voisin.


Lire la suite

 


 

Vais-je succomber à l'iPhone, l'iPad ou i-Pas ?


Je viens d'avoir 34 ans en mai. Mon mari est le roi des cadeaux d'anniversaires, j'ai donc eu droit cette année à beaucoup d'amour et des roses du jardin. Il n'est pas radin, mais c'est pas son créneau c'est tout.
Cependant, il m'a confié qu'il aimerait m'offrir un iPhone pour remplacer mon antique téléphone portable tout rayé, que même que quand on l'ouvre en coulissant il y a du sable qui bloque et que ça crisse joliment. Avec pour seule application la mémoire de 20 numéros.
Mais il n'a pas pu me l'offrir le jour du grand jour, tout simplement parce que son petit frère, qui est un vrai et pur geek assez doué, ce qui ne l'empêche pas de convoler bientôt en justes noces, lui aurait conseillé d'attendre un peu. Il anticipait qu'avec la sortie du nouveau modèle, les anciens se vendraient à un prix plus intéressant. Ce qui est tout à fait juste et finaud. Comme quoi les nouvelles technologies ne rendent pas plus con, c'est qu'une légende.


Lire la suite

 


 

Si t'habites pas à Paris, t'as raté ta vie


Si t'as une Rolex, mais que tu vis pas à Paris, laisse tomber mon vieux, t'as quand même foiré ta vie.

Parce que faut pas se leurrer, les parisiens ont beau arborer un air outré quand on les accuse de racisme provincial, les préjugés résistent bel et bien.
Certains s'en défendront avec fougue et une certaine élégance : "mais ma mère vit à Blois, c'est très bien la province", ou "j'ai fait mes études à Lyon, alors tu vois, j'ai rien contre ces gens là". Ouais ouais ouais, à d'autres.
Certains assument encore moins, et cachent leur obscur passé à Nevers ou à Montauban. Quand on leur demande où ils ont grandi, ils éludent, ou insistent bien sur le fait qu'aujourd'hui ils ont une (bonne) adresse dans la capitale, et que cette ville, ils ne la quitteraient pour rien au monde, qu'ils ne s'ennuient jamais ici.
La province, c'est bon pour prendre l'air, voir un arbre de temps en temps, découvrir avec amusement le bruit d'une cigale ou d'une grenouille, pourquoi pas le chant d'un oiseau (pas d'un pigeon, je vois venir les contestataires, "mais on en a à Paris d'abord.."), arpenter un petit village une glace dans la main, l'appareil photo autour du cou.
Mais franchement, pensent-ils, comment ils font ces gens toute l'année dans ce bled alors que TOUT se passe à Paris...


Lire la suite

 


 

Emmène-moi sur ta grue, fais-moi tournoyer dans les airs


Depuis des mois, une grue s'est installée devant notre maison. Dans la cabine, un homme, chaque jour, peut me voir dans ma chambre.
Lorsque je lève la tête et que je risque un coup d'oeil dehors, mon regard est attiré par ses manœuvres, sa silhouette. Je discerne son visage, un peu flou, mais pas son expression.
Peut-être me sourit-il, ou me lance-t-il des regards courtois, sympathiques ou coquins, je ne le saurai jamais.
A midi, il mange un sandwich, tout seul, perché sur son fauteuil, à la cime des arbres.
Qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige, inlassablement, il actionne ses leviers, soulève des blocs de béton, pierre par pierre, fait avancer ce long et pénible chantier de maisons neuves, qui essaieront de s'intégrer comme elles le peuvent dans ce quartier ancien.
Parfois, il effectue une rotation, et me tourne le dos.
Je ressens alors un soulagement. Cette promiscuité aérienne avec un homme que je ne connais pas m'amuse et me dérange à la fois.
Souvent, il est face à moi, et si son attention s'égare, il peut me voir travailler devant ma fenêtre, mais aussi traverser la pièce en petite culotte lorsque je m'habille, et que dans un instant d'inattention, j'oublie sa présence.


Lire la suite

 


 

Euro 2016 : je n'ai pas été consultée


Je suis assez surprise. Il ne me semble pas avoir été consultée pour cette sombre histoire d'euro 2016 de foot qui se déroulerait en France. POUM, j'allume mon ordi, et la nouvelle me tombe sur le coin de la face sans prévenir.
OK, je vous vois venir, c'est la crise, les gens sont dépressifs, suicidaires même, et cette puissante énergie, cette euphorie, qui nous rassemblent autour de belles valeurs telles que la solidarité, le sport, les putes, les affrontements entre les matchs, quelques voitures brûlées, et surtout beaucoup d'amour et d'amitié, on en a besoin.
Oubliés les séismes, la pauvreté, la chute du CAC40, les licenciements en masse, le mauvais temps, nos petits maux de tous les jours. On va tous être tellement heureux et fiers en 2016.


Lire la suite

 


 

Concerts et traumatismes sonores


Depuis plusieurs années, les médias parlent de plus en plus des gens qui développent des acouphènes ou perdent de l'audition suite à une exposition à un niveau sonore élevé.
On sait qu'au-delà de 90 ou 100 dB, le tympan souffre, et les cellules ciliées de l'oreille interne peuvent subir des dommages irréversibles. Contrairement aux autres, elles ne se renouvellent pas et sont peu nombreuses.

Au fil du temps, on entend moins bien, ou des bruits permanents dans les oreilles apparaissent et s'installent, le genre de trucs qui peut rendre dingue.
Ces troubles auditifs concernent 6 millions de Français.

Mais comme pour pas mal de choses concernant notre santé, les gens qui palpent nos pépettes s'en foutent.


Lire la suite