Un voeu pour Noël, que soient enfin libérés :

Ingrid Betancourt, prisonnière de sa jungle colombienne et des FARC. Vous n'avez pas pu y échapper, on a enfin eu des nouvelles d'Ingrid, vivante, ce qui est certainement un soulagement mais aussi une torture supplémentaire pour sa famille. Car elle est mal en point, autant physiquement que psychologiquement. Elle semble lessivée et amaigrie dans une vidéo où elle garde les yeux baissés et ne bouge ni ne parle. Dans une longue lettre à sa famille, elle décrit ses terribles conditions de vie. Elle dit n'avoir envie de rien, ses cheveux tombent, son appétit décline. Elle écrit aussi perdre chaque jour une partie d'elle-même dans cette jungle. Sa seule bouffé d'oxygène sont les nouvelles qu'elle entend à la radio, dont des messages de sa mère. Elle souhaite simplement pour tenir le coup avoir trois messages radios hebdomadaires de ses enfants qui lui manquent tant. Intellectuellement aussi, Ingrid souffre de perdre son temps et de n'avoir même pas réussi à obtenir de ses ravisseurs une encyclopédie pour au moins apprendre des choses. Enfin, cette femme si forte dit perdre espoir de jour en jour. Résultat, sa fille Mélanie, bouleversée a lancé un appel aux FARC pour qu'ils traitent mieux sa mère, lui donnent ne serait-ce que le dictionnaire tant réclamé et une veste pour ne pas avoir froid la nuit. Mais malheureusement, je crois qu'ils s'en foutent.

Michael Blanc dont on ne parle plus mais qui va passer son 8ème Noël en prison à Bali. Condamné à vie pour du shit retrouvé dans ses bouteilles de plongée. S'il est coupable, ce qu'il nie, il a bien payé cette erreur de jeunesse et a largement servi d'exemple aux dealers en herbe de passage. J'ai été assez choquée de découvrir à quel point il avait changé durant ces années en prison : il semble vieilli, usé, ultra cerné, et en plus il a du se tatouer de partout et faire le gros dur pour s'intégrer ou plutôt ne pas se faire trop démolir.

Je sais qu'ils sont loin d'être seuls à être détenus loin de chez eux depuis longtemps, de manière injustifiée, mais comme beaucoup ils méritent de retrouver leur liberté.

Aude