Le viol est moins grave que l'avortement
Aude Nectar - mardi 10 mars 2009 - Infos qui me font réagir - #399 - rss
Violée par son beau-père depuis l'âge de 6 ans, une petite brésilienne de 9 ans est enceinte de jumeaux.
Interpellé par la police, l'homme a reconnu avoir également abusé de l'aînée de sa femme, une adolescente de 14 ans souffrant de déficiences mentales.
Lorsqu'il diagnostique la grossesse, le médecin est choqué : «Elle n'a même pas de seins.»
Une vie sexuelle précoce, imposée par son violeur, a déclenché ses règles avant l'heure. Le praticien préconise immédiatement l'avortement.
Au Brésil, comme dans la majorité des pays d'Amérique latine, il est considéré comme un crime. La loi ne l'autorise que dans deux exceptions, si la grossesse est provoquée par un viol, ou en cas de danger pour la santé de la mère. Ici, les deux arguments s'appliquent. La petite mesure 1,36 et pèse 33 kg, son corps est incapable de mener cette grossesse à terme.
Même si l'acte était légal, la fillette a dû attendre près de dix jours pour mettre fin à sa grossesse.
L'archevêque de Recife et Olinda, encore un gars sympa, a fait appel au président du tribunal de justice et demandé à la clinique qui accueillait la petite de refuser l'avortement.
«La loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes», a-t-il argumenté.
Et cet homme de foi (le genre de foi qui me dégoute) a déclaré l'excommunication de tout le corps médical responsable de l'avortement ainsi que celui de la mère de la victime.
La décision a provoqué un scandale au Brésil quand il est apparu que l'archevêque ne l'avait pas étendue au beau-père de l'enfant.
«Le viol est moins grave que l'avortement», a-t-il justifié. Le Vatican l'a soutenu. Tiens ça m'étonne de Benoît XVI ça.
Il y a quelques temps, j'avais écrit un billet scandalisé reprenant les titres intégristes d'un blog tenu par des laïcs catholiques et très fréquenté, c'est ici : ça me hérisse le poil grave.
Et hier soir je tombe là -dessus dans la presse Web. Non mais pour qui il se prend ce gars, qui croit parler au nom de Dieu, d'un Dieu, pour oser dire que l'avortement est un crime bien plus qu'un viol ? D'une petite fille de surcroît, ça le choque pas ?
Et quel Dieu encore une fois pourrait ĂŞtre assez mauvais pour sponsoriser ce gars ?
S'il existe, je suis persuadée qu'il a aussi honte que moi que de tels hommes aient ce genre de pensées, soient aussi inhumains, et parlent en son nom.
Et cette petite fille certainement croyante dans ce pays très catholique, déjà traumatisée qu'on culpabilise, qu'on oblige à se cacher avec sa mère pour ne pas se faire lapider par des gros cons ?
Ca me dépasse et m'énerve encore une fois.
Vive la journée de la femme !
Une belle illustration que voilĂ encore.
Bientôt le pape va prendre des talibans comme conseillers. Les hommes auront droit de vie, de mort et de viol sur les femmes même chez nous, elles devront arrêter de bosser, virer leur stérilet, et porter le voile.
Préparons-nous au pire. Ou renversons Benoît XVI.
J'étais plus zen chez Amanda avec Louis !
1. ZesteDeCitron - mardi 10 mars 2009 - 08:50
C'est scandaleux ! ... ça me donne envie de vomir ! ... pas d'autres mots ...
2. Miss Brownie - mardi 10 mars 2009 - 09:52
C'est horrible cette histoire !
Révoltant !
3. firemaman - mardi 10 mars 2009 - 09:52
L'hypocrisie religieuse... chez les catholiques comme dans d'autres religions.
Quitte à retourner à l'obscurantisme, coupons lui les couilles au beau père!
4. ratounette - mardi 10 mars 2009 - 10:21
Oui, coupons les couilles du beau père, mais avant, il faudrait qu'il aille se faire violer a son tour dans une prison, lui et Benoit Machin tiens!
Pauvre gamine!
Putain la religion ma donne envie de vomir!
5. e-Zabel - mardi 10 mars 2009 - 10:54
Cette histoire m'a mise hors de moi ce week-end quand j'en ai entendu parler. Je hais profondément ces extrémistes. "La loi de dieu au dessus de la loi de l'homme" non mais bordel, dans ces moments là je préfèrerai être sourde et je suis fiere d'être athée !
Franchement, je gerbe en écoutant ce genre de conneries.
6. angelita - mardi 10 mars 2009 - 11:07
Je n'étais pas au courant.
Merci de l'avoir diffusée.
Je suis choquée, horrifiée de ce que peut faire l'Eglise.
Au nom de quoi ? De rien.
Ils ne pensent qu'à l'argent qu'ils peuvent récolter sans penser à une petite fille.
7. Boubou - mardi 10 mars 2009 - 11:28
Salut Aude
Ton tempérament fougeux s'exprime dans toute sa mesure ce matin.
c'est bien, mais fais gaffe qd même; je pense qu'avant de traiter les évèques de pédophiles, tu devrais te renseigner sur les raisons de l'Eglise..
je ne suis pas extrémiste et je suis moi aussi choqué par cette histoire mais un avortement n'est pas un acte anodin surtout pour l'Eglise et même dans ce contexte.
Je ne dis pas que la fille doit garder ses enfants (j'ai cru comprendre que ce sont des jumeaux), puisque sa vie et celle des bb seraient très compromises, ainsi que son équilibre psy), mais je crois que le discours de l'eglise peut aussi être entendu, même si tu ne le comprends pas, même si tu ne le suis pas.
la violence dont tu fais part ce matin ainsi que celle des commentaires qui suivent ne te sert pas et n'a d'égale que celles des fanatiques anti-avortement !
sur des sujets comme celui là , je préfère ne pas avoir d'avis aussi tranché, surtout s'il est basé sur des préjugés sur l'Eglise et ses serviteurs..
8. UneChambreĂ Moi - mardi 10 mars 2009 - 11:56
C'est Ă gerber.
quant au commentaire de Boubou, il est raisonné et argumenté, ok, j'aime bien les gens qui s'exprime intelligemment. Mais de là nous demander de discuter et réfléchir, à tête reposée, avec des intégristes pareils! Il y a des choses pour lesquelles il faut savoir se révolter et avoir "un avis tranché"!
9. firemaman - mardi 10 mars 2009 - 12:30
Boubou, je ne crois pas que Aude ai traité tous les évêques de pédophiles. S'il faut être pointilleux et prendre des gants avec des déclarations comme "le viol est moins grave que l'avortement", soyons le jusqu'au bout.
A part ça, le viol est un crime en France, l'avortement dans les délais légaux ne l'est pas, comme dans beaucoup de pays d'Europe, des pays pourtant catholiques, n'est ce pas ?
10. aurelie - mardi 10 mars 2009 - 12:32
Faire passer le message que tripoter son enfant c'est beaucoup moins grave qu'avorter, c'est un peu comme permettre Ă Dutroux de passer son Bafa.
11. firemaman - mardi 10 mars 2009 - 12:32
je rectifie : des pays majoritairement catholiques, même s'ils sont des états laÏcs.
12. Carole - mardi 10 mars 2009 - 12:36
J'ai plutĂ´t des envies de meurtre quand je lis ce genre d'histoires...
et je suis encore plus hérissée quand je vois que Boubou compare les personnes qui sont horrifiées par le drame de cet enfant aux fanatiques anti-avortement!
9 ans p.....!
On s'en fout de la politique anti-avortement du pape, on voudrait que les gens soi disant croyants et chrétiens soient moins bornés et écoutent la souffrance de cette petite fille et des milliers d'autres qui subissent le même sort chaque jour... et aucune raison de l'Eglise quelle qu'elle soit peut justifier qu'une enfant de 9 ans ou de 12 ans ou de 15 ans... soit obligée de mettre au monde (et d'en mourir) ces enfants... AUCUNE!
13. pivoine - mardi 10 mars 2009 - 12:58
Le beau père on a qu'à le pendre par les couilles tiens!
C'est révoltant, la pauvre gosse...
14. Boulevard Sévigné - mardi 10 mars 2009 - 13:39
O inferno está cheio de boas intenções
15. Par Aude nectar - mardi 10 mars 2009 - 13:48
Après avoir réhabilité et sponsorisé l'évêque qui affirmait haut et fort que les juifs gazés et la shoah n'étaient que pure invention, c'est maintenant l'archevêque archinhumain et archement borné qui défend presque le violeur et condamne la fillette enceinte qui est sponsorisé à son tour par notre cher Pape...
Benoît ne réalise pas qu'il est en train d'assassiner ce qui restait de catholicisme en laissant libre cours à ces messages d'intolérance et criminels ? Et de foutre la honte à tous ceux qui vivent leur foi dans la tolérance et l'ouverture d'esprit ?
Je lis sur d'autres blogs qu'en ce moment devant cet afflux d'extrémisme certains regrettaient leur baptême et voulaient se désolidariser de l'Eglise.
Boubou fait partie de ces gens ouverts mais issus de milieux cathos et tradis qui ont du mal à réaliser que le Pape part en couilles, c'est tout.
16. Cha - mardi 10 mars 2009 - 13:59
je lisais justement cette histoire horrible ce matin et je n'en revenais pas de la bêtise humaine sous prétexte de religion. je trouve ca scandaleux que de telles paroles et personnes ne soient pas condamnées cra c'est vraiment dommageable et cela donne toujours des excuses aux plus mauvais.....
boubou: l'eglise devrait faire attention Ă qui/et comment elle donne le droit de faire des discours en son nom..... car de tel propos ne peuvent ĂŞtre que choquant.
17. pivoine - mardi 10 mars 2009 - 14:55
Ah et j'oubliais : ces couilles au beau père on devrait lui couper, les faire rôtir au beurre et lui faire bouffer.
18. Sandrine - mardi 10 mars 2009 - 15:41
Moi, ce que je vois surtout, c'est que Boubou a le courage de poster un commentaire en essayant d'apporter un autre angle sur le sujet (elle trouve la situation choquante comme nous tous) et au lieu d'essayer d'échanger sur ce qu'elle dit dans des termes plus "calme"....elle se fait dézonner... Bravo.
19. Par Aude nectar - mardi 10 mars 2009 - 15:45
Boubou c'est Jean-Boubou, un homme, et tout point de vue posé qui pourrait tenter d'expliquer l'attitude des ces évêques, faire mieux comprendre le pourquoi de ces messages intolérants, et le manque de réaction du Pape sur l'atrocité de ces viols sur une fillette (pas que sur l'horriiiible avortement qui en découle) est le bienvenu !
20. Jean Boubou - mardi 10 mars 2009 - 16:04
et oui, je suis un mec !
Merci sandrine pour ton soutien
En même temps, on ne peut pas jeter la pierre à ces femmes révoltées à juste titre.
Comme dirait Ségolène, il y a des colères saines.
mais je me méfie toujours des lynchages unilatéraux, et je pense que dans une polémique comme celle ci un peu de recul est toujours le bienvenu.
évidemment la réaction à chaud est la révolte, mais la réaction à chaud n'est pas toujours la plus sage.
en ce qui me concerne, je ne me prononce pas, car je maitrise mal le sujet, et que je ne connais pas la position officielle de l'église et je n'ai pas le temps de faire des recherches aujourd'hui ..
Ă bientĂ´t et bon barbecue de roustons Ă toutes !
21. Boulevard Sévigné - mardi 10 mars 2009 - 16:13
Quand je disais, en brésilien s'il vous plaît, que l'enfer est pavé de bonnes intentions, je voulais souligner que pour l'Eglise le viol est un péché moins grave que celui d'enlever la vie. Le syllogisme est parfait techniquement mais il n'est pas, pour autant, bon et encore moins bon à dire.
Ce que je regrette le plus : l'Eglise a des règles et l'infraction à ses règles connaît des sanctions. Cependant, toute autorité a le choix d'appliquer ou non les sanctions dont elle dispose. Bien que je ne sois pas très au point sur le sujet, l'autorité de l'église brésilienne aurait pu se dispenser de la sanction de l'excommunication à ce douloureux cas mais à partir du moment où elle a fait ce choix, le vatican pouvait il dire que la règle n'avait pas à s'appliquer ?
En France, toute femme qui avorte est passible de l'excommunication mais cette sanction est elle prononcée par l'Eglise ?
En revanche, certaines fenmmes catholiques ayant été contrainte d'avorter font elle même le choix de ne plus communier et de se priver des sacrements de l'Eglise. C'est très courageux de leur part.
22. frannso - mardi 10 mars 2009 - 16:50
Benoît XIV ou le reour au Moyen-Age !
Je préconise le même traitement que Ratounette .
J'ai la nausée, tiens !
23. Aude nectar - mardi 10 mars 2009 - 20:14
Oui mais Dieu au fond s'il s'exprimait interdirait-il vraiment à ces femmes qui ont avorté de communier, ou est-ce la loi des Hommes avant tout, comme toutes ces interprétations du Coran d'extrémistes qui rabaissent les femmes ?
L'Eglise a peut-être des règles strictes concernant l'interdiction d'ôter la vie, soit l'excommuniation, mais n'est-ce pas paradoxal qu'elle condamne aussi peu fermement le viol et empêche toute contraception ?
Merci Boulevard Sévigné pour cet argument détaillé pour mieux nous faire comprendre le fonctionnement et les règles de l'Eglise, mais tout ça me paraît d'un autre âge, manquant cruellement d'humanité et d'ouverture sur notre époque qui n'est plus celle de l'an 0 quand Jésus était venu nous promulguer ses enseignements...
Le Vatican peut tout Ă fait s'il le souhaite sans revenir sur sa position sur l'avortement exprimer son effroi face Ă un viol d'enfant.
C'est triste notre monde encore violent et intolérant aurait besoin d'un Pape respirant la justice et la bonté et on a ça...
24. george sand et moi - mercredi 11 mars 2009 - 08:29
cette nouvelle m'a aussi fait bondir et j'ai pensé à cette pauvre petite fille, violée et enceinte, de son désarroi... comment peut-on penser de cette façon, et d'autant plus au nom de la religion... c'est avec des faits comme cela que je reste convaincue qu'il faut défendre les droits de la femme et des jeunes filles... non le corps des femmes n'est pas la propriété des hommes !
25. Max - mercredi 11 mars 2009 - 10:19
Je rejoins Boulevard Sévigné:
La phrase de l'Eglise est choquante mais elle s'explique simplement :
Au yeux de l'Église il y a mort d'Homme lors d'un avortement, pas lors d'un viol.
Pour autant je ne cautionne pas du tout cette décision (qui s'explique certainement par le poids du christianisme dans la culture Brésilienne? et qui ne passerait évidemment pas en Europe)
Il faut aussi comprendre que l'Eglise (comme l'Etat) représente une autorité, et à ce titre ne peut pas faire d'exception, sous peine de gros bordel généralisé. Tout le monde a ses propres bonnes raisons pour ne pas respecter la loi (canonique ou pas).
Si l'Eglise devait un jour reconnaitre l'avortement il faudrait que ce soit généralisé et pas dû à une polémique ponctuelle et sous le coup d'une émotion particulière.
Pour sa survie l'Église a l'obligation de tenir sa position et de rester cohérente, je pense que c'est cette stabilité et ces certitudes (bonnes ou mauvaises) que recherchent les croyants et qui leur sert de ligne de conduite... (ce qui n'a pas que des mauvais cotés en ces temps troublés, j'imagine; et qui plus est propose une orientation qui me semble globalement satisfaisante - hors fanatisme- )
bref, le problème est très très vaste...
Relire la "La faim du tigre" de Barjavel pour une perspective intéressante sur la vie et de la religion...
26. boubou - mercredi 11 mars 2009 - 10:51
ok avec toi maxounet, tu as formulé ce que je pensais
mais il reste tjrs le pb du manque de communication du pape,
dt le message semble toujours passer aussi mal
cette décision est dure, il pourrait prendre la peine de l'expliquer mieux à ses fidèles - et aux autres.
Ă moins qu'il ne l'ai fait et que je ne l'aie pas lu ?
27. mamzellescarlett - mercredi 11 mars 2009 - 12:23
Qand la justice de Dieu se mêle à celle des hommes, ça donne : l'obscurantisme religieux !
28. Chouquette - mercredi 11 mars 2009 - 12:45
moi je pense juste que l'Eglise n'est pas obligée de donner son avis, son commentaire, son ex-communication sur tout ce qui se passe en ce bas monde !! Ce jugement "un avortement est moins grave qu'un viol" explique peut être qu'il y ait pu avoir et qu'il y ait des histoires horribles dans l'Eglise... attention on monte pas au cocotier j'ai pas dit que tous les prêtres étaient des pédophiles (j'ai du respect pour chaque être humain quel qu'il soit et pas forcément juste pour les hommes d'église), mais si cet acte, ce crime, est si peu consideré, on peut se poser des questions... d'une manière générale on peut tous donner un avis non ?
29. Aude nectar - mercredi 11 mars 2009 - 12:55
C'est à croire que les hommes ont des discours plus posés et documentés que nous les femmes, je comprends mieux pourquoi ils ont un meilleur salaire ! (je rigole précisons quand même).
En même temps nos réactions excessives parfois s'expliquent par le fait qu'il s'agit de notre corps et nos libertés.
Chaque religion et société a sa propre justice à suivre aveuglément à la lettre sans perdre de temps avec de vulgaires sentiments, il y a des échelons du bien et du mal, OK, mais le terme obscurantisme religieux est exactement ce que je ressens face à tout ça.
Le problème est vaste et sujet à polémique, c'est clair, mais moi je suis déçue.
Le Pape gagnerait à être plus clair et s'il ne l'est pas, on peut se demander si c'est volontaire et quelles sont ses véritables opinions, il se retrouve donc négativement jugé, c'est tout à son déshonneur.
Et comme disait Boris Vian, si tout le monde avait été contre l'évolution, on serait encore dans les cavernes à téter des grizzlys domestiques (sympa ma conclusion non ?).
30. MamanCélib - mercredi 11 mars 2009 - 19:31
Et l'Eglise se demande pourquoi elle n'attire plus personne...
Cette histoire est Ă vomir
31. François - jeudi 12 mars 2009 - 14:08
«La loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes»
Je ne comprends pas que cette phrase déclarée publiquement n'ait pas entraîné de la part du gouvernement brésilien une action en justice : c'est un appel à renier tous les fondements d'une république au profit d'un obscurantisme digne des pires heures de l'inquisition.
Préférer la mort inévitable de 3 personnes (la fillette et par conséquent les enfants qu'elle porte bien malgré elle) plutôt que de remettre en cause ses principes (archaïques) sur l'avortement révèle le haut niveau de tolérance et de réflexion des ces religieux.
Le christianisme tend Ă devenir de plus en plus extremiste, bien loin de son message initial.
Le vatican a choisi apparemment de revenir au dogme de ses pires époques.
S'il existait un enfer, leur place y serait.
32. Maman au secours - jeudi 12 mars 2009 - 14:12
C'est Ă vomir oui.
C'est incroyable qu'on puisse estimer que ce n'est pas à la victime de décider ce qu'elle veut faire. Et cela soit disant au nom de l'enfant. Quel enfant aimerait naitre en sachant qu'il est le fruit d'un viol?
33. Aude nectar - jeudi 12 mars 2009 - 16:22
Voilà qui est très bien dit et écrit François, tout ça (l'intolérance, le retour en arrière, mais aussi ce refus de réfléchir et exprimer ne serait-ce que de la compassion pour la fillette) est tout bonnement ahurissant.
Je suis donc ahurie.
Un point de vue intéressant et détaillé de Koztoujours, catholique ouvert, bien que contre l'avortement, un peu gêné comme beaucoup de ces actes et discours sponsorisés par le Pape, et qui écrit sur son blog : "cette attitude, loin de servir l’Eglise, la rend inaudible. Et j’ai mal à mon Eglise lorsqu’elle justifie ses caricatures".
Détail de son billet sur la fillette excommuniée : www.koztoujours.fr/
Car tous les catholiques pratiquants ne sont pas aussi extrémistes et ne partagent pas ces pensées moyenâgeuses, heureusement.
34. Eudoxie - vendredi 13 mars 2009 - 08:22
Clairement cette histoire est atroce!
C'est même pas défendable.
Simplement Ă propos du Pape je n'ai pas lu qu'il soutenait cette excommunication.
J'ai vu qu'il y avait un crétin d'évêque du Vatican qui avait fait un commentaire foireux.
Mais j'attendrais deux ou trois jours d'avoir la réaction de Benoît XVI avant de hurler avec les loups.
35. aude nectar - vendredi 13 mars 2009 - 21:13
Benoît est encore à se justifier sur l'histoire de Williamson, alors attendons, peut-être qu'en 2010 on aura une réaction (genre je savais pas)
36. Gwen - vendredi 1 mai 2009 - 14:52
Je comprends les réactions de chacun, mais crois qu´il n´est jamais trop tard pour partager son point de vue. Je pense que cette fillette et son histoire ont été instrumentalisés par tous les lobby de chaque bord. De plus, dans une famille, un enfant peut faire quelque chose en désaccord avec ce que voudrait son pere,alors que c´est son pere qui l´a éduqué et LUI A transmis ses valeurs. Dans l´Église, c´est la même chose, le Pape est une bonne tête de Turc pour être porté responsable de ce que font certains Evêques.Ceci dit, voici le point de vue d´un autre Eveque.
Les news
Excommunication au Brésil : Réaction de Mgr Deniau, évêque de la Nièvre
ROME, Jeudi 12 mars 2009 (ZENIT.org) - Nous reprenons ci-dessous un communiqué de Mgr Francis Deniau, évêque pour la Nièvre, en France, qui réagit à la décision de l’archevêque de Recife au Brésil, d’excommunier la mère d’une fille de neuf ans, enceinte, et de l’équipe médicale qui a procédé à l’avortement (cf. Diocèse de Nevers).
Il y avait autre chose Ă dire
J’ai appris comme tout le monde que la mère d’une fille de neuf ans, enceinte de son beau-père, avait été excommuniée par son évêque au Brésil, avec l’équipe médicale qui avait procédé à l’avortement de sa fille. Comme évêque, je suis solidaire de tous les évêques du monde. La solidarité impose de dire ses désaccords, sinon elle ne serait que complicité. Je dois dire à mon frère l’évêque de Recife - et au cardinal qui l’a soutenu - que je ne comprends pas leur intervention. Devant un tel drame, devant la blessure d’une enfant violée et incapable, même physiquement, de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire, et surtout des questions à se poser : comment accompagner, encourager, permettre de sortir de l’horreur, de retrouver sens et goût à la vie ? comment aider la fille et la mère à se reconstruire ? Nous balbutions, surtout nous les hommes, et devons compter sur les femmes pour être là avec plus de présence que de paroles. Mais des paroles de condamnation, un rappel de la loi, aussi juste soit-elle : c’est ce qu’il ne faut pas faire.
Jésus aurait dit que la morale est faite pour l’homme et non l’homme pour la morale. Il a dénoncé l’hypocrisie de ceux qui lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres.
Je confesse que j’ai accompagné des femmes avant et après une IVG. Je crois que l’Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et à contre-temps, sur le respect de la vie humaine « depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ». Nous manquerions à notre responsabilité en taisant cet appel, qui relève de la défense des plus petits et des plus faibles. Après, il s’agit d’accompagner chaque personne, dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu’il ou elle peut. Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d’abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J’attends des hommes d’Église, mes frères, qu’ils n’utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité.
Francis Deniau, évêque pour la Nièvre
Zenit.org, 2006. Tous droits réservés
37. philovita - jeudi 15 octobre 2009 - 00:16
Pour ceux qui n'ont pu se faire une opinion moins passionnée que la plupart des précédentes, voici un article trouvé sur le site www.libertepolitique.com/...
Brésil : l’archevêque n’a excommunié personne
25 mars 2009
Constatant que l’affaire de la fillette brésilienne continue de susciter des questions et des commentaires, le service de communication de la Conférence des évêques de France transmet les précisions apportées par le président de la Conférence des évêques du Brésil (CNBB) au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à Brasilia le 12 mars dernier.
Au cours de cette conférence de presse, se sont notamment exprimés Mgr Dimas Lara Barbosa, secrétaire général de la CNBB, et Mgr Geraldo Lyrio Roche, président de la CNBB.
Voici la traduction du compte-rendu officiel de cette conférence :
Ce qui s’est passé
"Ce qui s'est passé est lamentable,", a déclaré le Secrétaire général de la CNBB, Mgr Dimas Lara Barbosa, en ce qui concerne l'abus sexuel subit par ne petite fille de neuf ans en Alagoinhas, qui était enceinte de jumeaux et qui a avorté.
"Plus lamentable encore est que ce fait n'est pas un cas isolé. Malheureusement, nous avons au Brésil des plaintes innombrables dénonçant l'exploitation sexuelle et même la traite des enfants.
"Certains de nos évêques sont même menacés dans le Pará (ndlr : État du nord brésilien) pour avoir dénoncé ce type de pratique qu'est l'exploitation des enfants et des adolescents", a rappelé l'évêque lors de la conférence de presse qui s'est tenue aujourd'hui au siège de la CNBB, à Brasilia, en présence du président et du vice président de la Conférence épiscopale et du conseiller canonique de la Conférence, respectivement Mgr. Geraldo Lyrio Rocha, Mgr. Luiz Soares et le P. Enrique Pujol.
Pour Mgr Dimas, ces cas de violence contre les enfants et les adolescents rejoignent "la Campagne Fraternité" qui a pour thème cette année : "Fraternité et sécurité publique." "La Campagne de Fraternité indique la violence domestique comme un des facteurs d'insécurité."
Excommunication
Selon Mgr Geraldo Lyrio Rocha, on ne peut pas réduire la violence qu'a subie la petite fille d'Alagoinha à une simple question d'excommunication. Il a rappelé que la note du CNBB, publiée le vendredi de la semaine dernière, exprime, en premier lieu, la solidarité familiale de l'enfant qui a été soumise à une contrainte énorme et qui condamne le violeur qui doit payer pour ce qui est un crime selon la loi.
"Je le dis en pensant à la situation de la mère de cette enfant et de tant d'autres familles. C'est une énorme souffrance et une humiliation pour une petite fille que d'être exploitée par son beau-père depuis l'âge de six ans. C'est une chose répugnante quelque chose de dégoûtant et je suis surpris que cet aspect si répugnant se soit comme dilué devant une histoire d'excommunication, alors que, je pense, il doit être traité en tant que tel. Réduire une question de cette taille en une histoire d'excommunication, c'est escamoter est une question sur laquelle la conscience nationale doit être éveillée."
Selon Mgr Geraldo, l'excommunication n'est pas synonyme de condamnation à l'enfer, mais il s'agit d'un acte de la discipline de l'Église. "L'excommunication existe pour attirer l'attention sur la gravité d'un acte. L'avortement encourt une peine, pour que ne soit pas diluée sa gravité, même parmi les chrétiens. Qui viole se met aussi hors de la communauté ecclésiale, précise-t-il clairement.
Selon le président de la CNBB, le viol n'est pas puni d'excommunication, parce que tout un chacun est conscient qu'il s'agit d'un acte révoltant. "Le viol est quelque chose de si révoltant que l'Église n'a pas besoin d'attirer l'attention sur lui, c'est dans la conscience de tous. L'avortement non, c'est pour cela que l'excommunication n'est pas pour punir, mais pour que celui qui le pratique ou l'actualise puisse en percevoir la gravité et rechercher sa réconciliation," affirme Mgr Geraldo.
Pour Mgr Dimas, l'archevêque Mgr José Cardoso Sobrinho, "n'a excommunié personne" , mais seulement rappelé une norme qui existe dans le Droit Canon. "Dans certains cas spécifiques, ce type de sanction est prévu, comme, par exemple, la profanation du Saint-Sacrement, ou la cas d'un prêtre qui révèle un secret de la confession, ce en quoi la personne par le simple fait d'avoir commis ce type d'acte, est mise hors de la communion de l'Eglise ", explique-t-il . C'est ce qu'on appelle l'excommunication latae sententiae.
Le président de la CNBB confirme les propos de Mgr Dimas : "En fait l'archevêque n'a excommunié personne. Il a rappelé que ce type d'acte ouvre à de telles possibilités, en accord avec ce que prévoit le Droit canonique. ".
Mgr Dimas a déclaré que, pour encourir l'excommunication, la personne incriminée doit être consciente de la gravité de l'acte et avoir la liberté de le pratiquer. " Pour chaque type de péché, il y a les circonstances. Une chose est la personne qui agit délibérément contre les autres. Un autre chose est la personne qui agit sous la pression ou sous l'effet de la drogue, par exemple. En ce sens, c'est ce que prévoit le Code de Droit Canonique, en considérant la la gravité de l'avortement, selon que ces personnes qui oeuvrent contre l'enfant à naître, en connaissance de cause et librement, se trouvent déjà à l'extérieur de l'église, parce qu'elles ne partagent pas le point de vue chrétien qui est la défense de la vie. "
Pour Mgr Dimas, l'Eglise considère l'avortement comme un acte grave, surtout pour ceux qui le pratiquent consciemment. "Ceux qui pratiquent l'avortement consciemment et les cliniques d'avortement ne sont pas en communion avec la pensée chrétienne concernant la défense de la vie », rappelle-t-il.
Le Secrétaire a également précisé que l'enfant violée n'encoure pas l'excommunication. «C'est un fait que sa mère non plus, parce qu'elle a agi sous la pression ", a-t-il dit.
Sources : Conférence des évêques de France, conférence épiscopale du Brésil
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Commentaires (2)
Immer Elsass (28/03/2009): Qu'attend l'Eglise pour intenter procès contre les médias (car les Français les croient) pour diffusion de fausses nouvelles, ou au moins de faire savoir officiellement que personne n'a été excommunié ?
João Guilherme Barbedo Marques (28/03/2009): Muito bem! O que espera a Igreja para processar os médicos?
A lei brasileira considera que o aborto Ă© um crime contra a vida e o proĂbe, penalizando-o. Em dois casos: perigo de vida da mĂŁe e gravidez provocada por violação, a lei, apesar de considerar que o aborto continua a ser crime, nĂŁo o penaliza, desde que haja determinadas condicionantes e uma delas, fundamental, Ă© que a paciente por ela mesmo ou atravĂ©s dos seus representantes legais, queira fazer o aborto. A menina nĂŁo podia decidir e os pais, livremente, decidiram-se contra o aborto. SĂł depois de extremamente violentada a sua liberdade Ă© que decidiram pelo aborto. Por serem analfabetos nĂŁo assinaram nenhuma autorização, mas a mĂŁe opĂ´s a sua impressĂŁo digital, num documento que nĂŁo sabe o que dizia. Como se provou que que o documento dizia aquilo que ela queria? No momento, nĂŁo havia o perigo de vida da menina grávida e, portanto, por este lado, o aborto nĂŁo era permitido. E como nĂŁo havia perigo de vida, dentro de dois meses se poderia fazer uma cesariana, salvando-se os bebĂ©s gĂ©meos e a mĂŁe.
Os médicos e demais pessoal assistente deve ser levado a Tribunal.
38. lyly - dimanche 18 octobre 2009 - 07:44
C 'est vraiment déplorable d'entendre dire que le viol est moins grave que l'avortement de nos jours...
Mais la religion musulmane n'est pas mieux non plus en ce qui concerne les droits des femmes : tous les jours des femmes se font lapider en public, torturer, parfois même pour avoir adressé la parole à un homme, et l'engouement médiatique n'est pas le même....
N'oublions pas que certains imams, en France, dans les mosquées, prêchent pour un islam "musclé"(incités les maris à battre leur femme en cas d'adultère, etc.. EN FRANCE !!!!). Les imams sont-ils moins pointés du doigt que Benoit XVI de peur de passer pour des racistes?
Ne fermons pas nos yeux face à l'obscurantisme, et ne le pardonnons pas plus aux musulmans qu'aux chrétiens.
39. buy tramadol - mercredi 3 novembre 2010 - 08:03
Une vse sexuese précoce, imsée par son violeur, sa denchéécl ssent l'hes règles avausre. Le prasticien préconise immésdiatement l'avosement.
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