Paris, bientĂ´t une ville de riches sans enfants ?


Paris, ville lumière, triste et magnifique à la fois, puisque le prix de l’immobilier jette ses enfants à la rue. Paris, bientôt une ville sans trottinettes, sans poussettes, sans cris de bébés, aux squares vides et aux écoles dépeuplées ?
J’ai été écolière, lycéenne, étudiante, salariée à Paris. Puis il m’est arrivé un truc super grave, quasiment incompatible avec la vie dans la capitale. J’ai eu un bébé. Notre bureau déjà pas grand est devenu la chambre de notre fille. On s’est retrouvés un peu à l’étroit. L’angoisse la nuit que ses pleurs ne réveillent les voisins, t’entends tout dans ces vieux immeubles, que tu aies une rosace au plafond ou pas. Ensuite, la galère des étages à descendre pour prendre l’air juste 5 minutes avec le gros landau. Pour entendre et respirer quoi ? Le chant des voitures et les volutes des pots d’échappements.

J’ai donc migré à Nantes...


Lire la suite

 


 

La toute dernière seconde


Cet été, mon petit gars de deux ans s’est échappé du gîte où nous étions. Il a réussi à profiter de l’ouverture automatique foireuse de la grille pour s’élancer sur la route. Je l’aperçois depuis l’autre bout du jardin. Un vrombissement menaçant résonne dans la vallée. Livide, une bénéfique montée d’adrénaline me pousse à réagir, vite. Je crie son prénom, cours, cours aussi vite que me le permettent mes jambes à la musculature atrophiée.
Vous pouvez imaginer la scène au ralenti, moi le cœur battant :
- Bilououououf……..NOOOOONNNNNNN !!

Les vacanciers qui dans l’agréable jardin savourent un café au soleil autour d’une table, des lecteurs assidus sur leur chaise longue, des enfants jouant au ballon, tous arrêtent leur activité et dirigent leur regard curieux et inquiet vers moi, comprenant que le drame de toute une vie se noue.


Lire la suite

 


 

Ravalement de façade !


J'imagine votre surprise et votre désarroi. Mais où est passée la grenouille ? Et l'herbe toute fraiche ? Je suis où là ?
Et oui, la rainette s'est barrée, elle avait besoin d'air et moi aussi.
Des années que ce blog a la même tête alors que je m'en tape au fond des grenouilles. J'ai donc décidé de créer une bannière personnalisée, plus proche de ce que je suis, ce que j'aime, avec une ouverture sur mon univers. Le vrai.
Nectarine sur son cheval, les jumeaux sur une cigogne, une sculpture que j'aime réalisée par MisterNec, qui trône sur la cheminée, chaque jour sous mes yeux lorsque j'écris.
Des livres, mon nouvel agenda avec un message très politique, un bout de Bretagne et de mer, un renard dans le reflet, ramassé dans la rue, tout pouilleux. Une toile d'Inès Castilla dont je suis tombée amoureuse dans une galerie, il y a quelques années. Plein de choses si vous prenez le temps de contempler avec amour cette jolie bannière (et je devine aisément que vous n'avez que ça à faire).

A droite, une photo de moi trop nette, genre regardez-moi dans les yeux, cliquez-moi pour en savoir plus.
Et surtout, une sélection de liens d'articles de presse ou de blogs que j'ai lus, que j'aime, qui m'interpellent. Soyez attentifs hein, car j'actualiserai régulièrement cette partie, un vrai Nectar du Net !

Plus bas, les livres que je dévore, ou que je viens de terminer avec un avis court et une note. Idem pour le dernier film vu au ciné ou à la maison.
Le reste demeure, ma sélection de blogs sur Netvibes, mes billets les plus lus, et, parfois, pour les plus fouineurs, une petite pensée tout tout tout en bas.

Voilà, j'espère que l'adaptation ne sera pas trop difficile, et que vous vous sentirez bien. Je continuerai à vous conter des anecdotes, vraies ou inventées, mes aventures palpitantes, réfléchir avec vous, pousser mes coups de gueule, partager mes grandes joies et petits maux du quotidien.

 


 

Martine, la prof pas comme les autres, me répond


J'avais surpris une conversation entre des étudiants concernant Martine, une prof de sciences-physiques qui partie homme en juin était revenue femme à la rentrée. Elle enseigne dans un lycée privée, les parents ont été informés pendant l'été de ce changement de sexe et d'identité, mais évidemment les élèves ont pas mal jasé les premières semaines.
Martine est tombée sur mon billet et m'a alors envoyé un mail non dénué d'humour que voici, avec son autorisation :

Bonjour Aude,


Lire la suite

 


 

Koh Lanta : pourquoi on est accros


Pourquoi est-ce un tel plaisir de mater Koh Lanta ? Attention c'est cruel.
Je vous dépeins le tableau. MisterNec et moi, peinards confortablement affalés dans nos canapés, alors que les participants éreintés, leurs affaires trempées après avoir été balancés en pleine mer pour rejoindre leur camp sac sur le dos, fabriquent un toit de branchages qui fuit de 3M2 pour 10, dorment à même la terre bouffés par des puces des sables, des moustiques, des scorpions et des araignées velues, réveillés constamment par des grognements et bruits d'oiseaux suspects, tout en surveillant à tour de rôle un feu qui ne doit jamais s'éteindre, parce que le riz cru c'est définitivement pas possible.

Sur nos genoux, d'immenses plateaux débordant de sushis et de makis, alors qu'eux sont en train de décortiquer un crabe (enfin une étrille) et deux bigorneaux qu'ils doivent se partager à 8...


Lire la suite

 


 

Immigration et discrimination


Je préfère clarifier mon billet d'hier, je ne veux pas prendre le risque que ce type de discours, même s'il est basé sur une simple observation, la recherche de causes, stigmatise davantage encore une partie de la population.

Je maintiens qu’un effet cités obscures ghettos, le manque de moyens dans l’éducation, l’intégration plus ou moins difficile lorsqu’on vient d’un pays à la culture radicalement différente peuvent créer délinquance et insécurité.
Suite à mon billet, j’ai reçu des mails, sans compter les commentaires parfois dubitatifs, de français issus de l’immigration qui à cause de ce genre de « clichés » (beaucoup de délinquants seraient noirs et arabes) et de la peur basique de l’étranger, subissent regards torves et discrimination. C’est injuste pour eux, je comprends tout à fait leur désarroi.
Un hasard malheureux fait que dans les journaux et au quotidien on voit plus de dealers et de jeunes agressifs issus de l’immigration, je suis désolée que ce simple constat puisse blesser autant, et je le conçois. Ils ne sont certes pas nés comme ça, et il est hors de question de généraliser à toute la population musulmane par exemple. Et des jeunes français "de souche" qui ont grandi dans les cités font les mêmes conneries et partie de ces bandes.

Il y a donc un problème socio-économique complexe à résoudre qui ne justifie nullement certaines formes de discriminations.


Lire la suite

 


 

Le politiquement hypocrite


Billet plus que délicat. Qui, s’il est mal interprété, va m’attirer foudre et insultes. Mais il faut que ça sorte, alors je prends le risque.
Qui n’a pas lu ou entendu dernièrement ce type de déclaration : ne faisons pas d’amalgame entre immigration et insécurité. C’est dangereux, et si vous osez le faire, c’est que vous êtes de gros racistes très méchants qui soutenez Marine Le Pen et Sarkozy. La gauche, mais aussi Rachida Dati à droite.

Or il faut distinguer deux choses : l'immigration, qui évoque une couleur de peau et les préjugés qui vont avec, et la façon dont cette immigration a été vécue et gérée, et c'est bien là que réside le problème.


Lire la suite

 


 

Qu’est-ce qu’ils me veulent tous avec leurs parachutes ?


Satané corps pas assez musclé, foutu squelette qui s'affaisse régulièrement sous le poids des enfants et de l'âge. J’ai commencé à souffrir de la nuque et en particulier de ce qu'on appelle dans le jargon médical une névralgie d’Arnold (sans Willy, c’est un autre) qui remontait derrière l’oreille et me lançait de plus en plus atrocement au milieu du mois d’août.
N’en pouvant plus de la compagnie permanente d’Arnold (et même si faut de tout pour faire un monde, c’est vrai), j’ai été consulter un ostéopathe dans le Morbihan.
Il palpe mon cou quelques secondes, soupire d’effroi, et me pose une question aussi étrange que flippante :
- Mais…vous avez fait du saut en parachute ?
- Euh…non, c’est si mauvais que ça ?
- Un accident de voiture ?
- Non, ni d’hélicoptère.


Lire la suite

 


 

Un prof trop pas comme les autres


Arrêt de bus. Quatre étudiants, trois filles et un gars. Age approximatif : 15 ans.
La jolie brune aux yeux de biche : vous savez qui a Monsieur Simon en physique cette année ?
La petite blonde aux seins déjà plus gros que les miens : je l'ai eu l'an dernier moi.
Le gars : c'est chelou quand mĂŞme.
L'autre blonde trop fardée : ouais c'est ouf ce qui se passe.
Yeux de biche : y'en a qui ont monté un groupe facebook sur lui.
Le gars : non ?
Yeux de biche : Zoé elle l'a cette année en prof principal !
Blonde fardée : le pauvre, il se fait chambrer par tout le monde.
Biche : personne a jamais vu ça.


Lire la suite

 


 

Bizutages : défis sexuels et alcool à gogo - le témoignage de MisterNec


Et voilà que s'ouvre la période des bizutages dans toutes les écoles dignes de ce nom. J'avais été sidérée lorsque MisterNec m'avait raconté le sien.
De grandes poubelles noires remplies de punch, pastis et vodka. Des premières années ne sachant pas ce qui les attendait, excités de participer à cette célèbre orgie dont tout le monde parle à chaque rentrée, et emplis de crainte à l'idée des épreuves qu'ils vont subir. Pour commencer, une fois que les étudiants ont atteint un niveau d'alcool dans le sang honorable, les anciens (c'est eux qui organisent et commandent) forment des binômes mixtes : une fille et un gars. Attention, on va leur demander de réfléchir. Pudiques et gros coincés s'abstenir (tant pis ils s'intègreront pas et c'est tout) : la nana doit mesurer la bite de son coéquipier, et lui doit relever le diamètre de son mamelon, une règle leur est fournie pour l'occasion.


Lire la suite

 


 

La vraie rentrée de Nectarine, ou la place dite du radiateur


Allez je vais pas vous faire le coup une deuxième fois de "elle est rentrée mais elle est pas rentrée, et je suis trop angoissée parce qu'elle est envoyée en conseil de discipline et cour martiale pour avoir apporté à l'école un taille-crayon sans réservoir qui date de la seconde guerre mondiale".
Nectarine a une gentille maîtresse, et elle a retrouvé avec plaisir sa meilleure copine.
Même qu'elles ont eu le droit de s'asseoir à côté.

Et c'est lĂ  que tout s'envenime...


Lire la suite