Mon coeur déchiqueté par : Nos Etoiles ont filé, d'Anne-Marie Revol


Qu’est-ce que je me suis fait mal en lisant ce livre. La douleur, la culpabilité, les souvenirs tellement adorables et émouvants, l’absence cruelle, le manque insupportable, la sensation d’injustice, l’envie fugitive de tout arrêter.
J’ai pleuré sous la douche avec le papa, je me suis jetée à terre en hurlant avec ce couple admirable en apprenant l’impensable par téléphone, j’ai flotté et tenté de m’agripper à quelques parcelles d’espoir et d’amitié à leurs côtés.
Moi aussi je lis Caroline à mes jumeaux, moi aussi je leur chante des chansons et ils dansent, sourient, moi aussi ils me poursuivent avec leur dînette et sans réaliser ma chance je leur dis parfois d’aller plus loin avec leurs jouets. Tout ce que l’auteur se remémore avec ses filles, envolées dans le même accident à un et deux ans et demi, je le vis au quotidien avec mes enfants. Comment imaginer ne plus les serrer dans mes bras, les consoler, me réjouir de tous ces petits mots d’enfants savoureux, de leur progrès, leur petite bouille ? Je ne peux l’imaginer justement. Mon ventre se crispe et j’ai la nausée.

- Mais pourquoi tu lis ce livre, c’est affreux, me demandait mon mari, affligé de voir mes yeux rougis qui ne parvenaient pas à quitter ces mots insensés.
- Parce que je suis maso, je lui ai répondu.
J’ai besoin de me confronter à ce qui peut m’arriver de pire dans la vie pour tenter de comprendre comment on peut y survivre. Affronter et toucher de près l’enfer à travers ce témoignage dur et touchant, trop touchant.

Attendre et avoir des enfants, c’est craindre deux choses : les perdre, ou qu’ils soient lourdement handicapés. Après il y a toutes les petites inquiétudes sur leur épanouissement et les maux du quotidien. J’ai flippé lorsque j’étais enceinte, clarté nucale, toxoplasmose, listériose.
Je me suis parfois demandée si je serais assez forte pour supporter ce genre d’épreuve. Je crois que je ne le suis pas, tout simplement. Anne-Marie Revol a souffert, souffre encore, et n’oubliera jamais ses deux étoiles. Mais la vie a su triompher malgré tout, elle a eu besoin d’avoir très vite un enfant derrière, un garçon, et contre toute attente, ce deuil a renforcé les liens et l’amour entre son mari et elle.

Une gentille lectrice me demande par mail si je lui conseille ce livre, alors qu’elle a perdu un enfant. D’autres lectures l’avaient aidée à surmonter ce deuil. Que lui répondre franchement ? Mon cœur s’est déchiqueté en lisant ces lettres de maman adressées à ses filles. Pénélope et Paloma, ces prénoms chantent encore dans un coin de ma tête, sont mortes emportées par les flammes dans leur chambre, en pleine nuit.
J’ai été voir en larmes mes jumeaux et Nectarine le soir de cette lecture, avec l’envie folle de les réveiller et les prendre tous dans mon lit pour m’endormir avec eux, sentir leur souffle, les protéger. Je me suis contentée d’un nounours en sanglotant pour ne pas interrompre leurs rêves. Ouais avec du recul c'est con, je vous l'accorde.
C’est un témoignage émouvant mais très douloureux à lire, surtout si vous avez des enfants du même âge. Si vous avez vécu ce drame, peut-être vous aidera-t-il à positiver et vous remémorer les bons souvenirs ? Je ne sais pas. Il peut rouvrir une plaie aussi.
Je ne pourrai pas le relire. Mais paradoxalement, j’ai envie de l’offrir, cette maman et ses petites filles sont tellement émouvantes et mignonnes, qu’on ne peut les oublier. Mais à qui ?

Le livre de Jean-Louis Fournier qui a eu deux fils handicapés, sur lequel j’avais écrit un billet, était tellement plein d’auto-dérision qu’il se lisait avec le sourire, malgré la difficulté au quotidien pour cette famille.
Mais Nos étoiles ont filé explose d’une souffrance qui est pour l’instant trop difficile à gérer pour la maman parfois angoissée que je suis.

NDLR : Anne-Marie Revol est journaliste et anime des émissions sur France 2.

 
 
Commentaires

1.   Sylvie  -  vendredi 5 novembre 2010 - 09:26


Je l'ai entendue récemment sur Europe 1, j'ai été bouleversée. Comme tu le dis, ls ont eu un autre enfant, ils ont choisi la vie, je suis admirative de ce courage...

   
 

2.   luzycalor  -  vendredi 5 novembre 2010 - 10:33


Bonjour,

Merci d'aborder ce sujet. Je n'ai jamais connu de tel deuil mais j'en tremble d'effroi à la seule pensée. Je ne sais même pas comment l'homme peut trouver la force de se relever après une épreuve pareil. Ce qui m'avait frappé étant adolescente, c'était l'histoire de Martin Gray. Cet écrivain franco-américain juif qui a écrit le livre "Au nom de tous les miens" où il décrit son double drame. Celui d'avoir perdu sa famille à deux reprises : une fois dans les camps de concentration nazis (sa femme et ses deux enfants), un fois dans un incendie de forêt dans sa maison du sud de la France, quelques années après. Quel courage, quelle force doit-on puiser au fond de nous pour supporter l'insupportable.
Que tu aies eu envie de réveiller tes enfants est super émouvant et très loin d'être con. Crois-moi que beaucoup de maman se sont retrouvées dans cette situation. En ce qui me concerne, cela m'est arrivé une fois après un "Faites entrer l'accusé" de Hondelatte où le serial killer avait massacré une famille dont deux enfants en bas âge. Et là j'ai tout de suite pensé à ma minette. Non seulement j'en ai pleuré mais je suis tout de suite allée dans sa chambre près d'elle pour la sentir et la voir, la border et remettre son doudou près d'elle. C'est juste naturel, humain.

   
 

3.   Ch@ntal  -  vendredi 5 novembre 2010 - 11:00


Ton billet montre bien l'émotion qu'il doit y avoir dans ce livre. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai terriblement envie de le lire même si je sais que cela va reveiller des souvenirs mais au fond peut être est ce pour la faire revivre ? Comme tu le dis ce n'est pas dans les mêmes conditions, mais la culpabilité, le manque tout cela est pareil... La vie est plus forte que tout, cela je l'ai compris, la nature est bien faite j'ai eu un garçon après, pour ne pas comparer, mais on n'oubliera jamais. Cela fait 8 ans dejà.

   
 

4.   Carole  -  vendredi 5 novembre 2010 - 14:55


Bon ben vu que j'ai les larmes aux yeux en lisant ton billet, je sais que je ne pourrais jamais lire ce livre...
mon ex avait une soeur, écrasée par un chauffard. Il était le plus jeune, ses parents se sont déchirés il a eu une enfance de merde qui ne l'a pas aidé à aller bien en grandissant... 3 vies gâchées en plus de la mort...
je fais ma maso avec les histoires de serial killers...

   
 

5.   Emilie  -  vendredi 5 novembre 2010 - 16:10


coucou, je lis souvent tes billets, mais ne fais jamais de commentaires, par timidité peut être, bref!
J'ai lu ce livre ce we, j'ai adoré, tout comme toi j'ai pleuré et savouré aussi la chance d'avoir mes 3 loulous en pleine santé et bien vivants! Ce livre est rempli d'émotions, du début à la fin... C'est aussi un hymne à l'amour qui finalement est plus fort que tout! Parfois en lisant certains passages je me disais que j'oubliais tous ces petits instants de bonheur partagés avec nos enfants, il faut savoir en profiter! J'ai aussi envie de faire partager cette lecture, c'est dûr mais c'est très beau!

   
 

6.   Aude Nectar  -  vendredi 5 novembre 2010 - 17:10


Sylvie, j'ai été aussi l'écouter sur internet, j'étais curieuse d'entendre sa voix, et c'était très émouvant. Surtout quand elle a expliqué le duel entre tenter de ne pas y penser pour survivre, mais que ne pas y penser c'est aussi ne pas les faire exister et oublier, ce qu'elle ne veut pas.
Luzycalor, oui c'est tellement rassurant de les voir respirer et sourire, profiter d'eux quand on sait que la vie est fragile. Mais ayons confiance, c'est tout de même rare de perdre ses enfants de nos jours, on a de la chance aussi.
Chantal : les enfants derrière sont de bonnes étapes de guérison c'est certain, même si on oublie pas. Tu me diras si tu as lu ce livre ?
Carole, c'est aussi la vie de ceux qui restent qui est abimée, mais dans certains cas comme celui-là, comme l'écrit Emilie, l'amour triomphe. Anne-Marie a aussi expliqué à la radio que le fait d'être très heureux et soudés quand ce drame est arrivé les a aidés, ils étaient armés pour le surmonter, même s'ils ressentiront toujours ce manque de leurs filles.
Emilie, tu l'as lu presque en même temps que moi, on aurait pu pleurer ensemble dis donc. C'est dur mais une bonne leçon de vie c'est vrai, je pense souvent à cette famille et ces petites filles maintenant, j'essaie de les imaginer parfois.

   
 

7.   Joufflette  -  dimanche 7 novembre 2010 - 12:07


J'ai vu à la télé une interview dans laquelle elle parle de ce livre, et je l'ai mis dans ma liste de Noel. Je n'ai pas d'enfant mais je m'identifie vite, d'autant plus si l'histoire est vraie. Je sais que je vais pleurer, mais je pense que ce serait bien que je lise ce livre.
Merci d'en avoir parlé !

   
 

8.   Bulles d'infos  -  lundi 8 novembre 2010 - 20:00


Je me souviens très bien avoir été marquée par ce "fait divers" (je trouve l'appellation monstrueuse mais c'est ainsi) dont j'avais distraitement entendu parler à la radio. Plus tard, lorsqu'une amie m'a parlé d'une de ses collègues qui venaient de vivre ce drame, j'ai fait le rapprochement et tout cela est devenu très réel et très proche d'un coup.

   
 

9.   Aude Nectar  -  lundi 8 novembre 2010 - 22:30


Joufflette, c'est bouleversant, tu verras.
Bulles : ça doit faire bizarre en effet, tellement dur quand ça touche quelqu'un qu'on connaît, et comment réagir ? Tu n'as pas eu à la croiser, mais je crois que c'est dur pour elle comme pour les autres, cette perte douloureuse, et comment la gérer dans les conversations. En parler ou pas ? Trouver les mots...

   
 

10.   Bulles d'infos  -  mercredi 10 novembre 2010 - 08:30


Je rebondis à ta réponse. Elle je ne la connais pas personnellement donc nous ne sommes pas croisées. En revanche, l'an dernier, j'ai appris le décès d'une petite fille qui était en crèche avec mon fils. J'ai croisé la maman quelques mois plus tard et j'étais enceinte. J'étais vraiment mal à l'aise et c'est elle qui a pris les devants pour ne pas plomber la situation.Je me souviens encore de sa gentillesse et sa générosité à mon égard à ce moment là. C'est elle qui en a parlé très simplement permettant d'amorcer la discussion.

   
 

11.   Aude Nectar  -  mercredi 10 novembre 2010 - 09:38


Ces pauvres mamans qui doivent en plus réconforter les autres mal à l'aise, un calvaire non ?
Je ne saurais pas quoi dire non plus je te rassure...

   
 

12.   Josy  -  lundi 15 novembre 2010 - 15:32


Vous ne pouvez rendre un meilleur hommage à vos filles disparues que par ces lignes.Cet ouvrage est boulversant de tristesse , de colère, de douleur, mais que d 'Amour dans votre récit. J 'admire votre force , il n'ya pas de doute, ce sont elles qui vous aident et veillent sur vous.Bien affectueusement.

   
 

13.   Auguste et cie  -  lundi 29 novembre 2010 - 18:21


Je viens de le finir et j'ai adoré, peut être parce que je m'y suis complètement retrouvé. Comme toi avant je ne pensais pas qu'on pouvait survivre à un tel drame,ne pas en avoir la force, saches que dans ces cas là, on puise une force insoupçonnable et qu'on se surprend à remonter la pente de cette façon.. Offres le au contraire, je pense que ce livre fait du bien, donnera un autre regard sur la vie..

   
 

14.   Florence  -  jeudi 2 décembre 2010 - 14:27


A Sylvie : juste une petit coup de gueule ... Je sais que vos intentions étaient pures, mais attention aux avis péremptoires et aux paroles malheureuses : après avoir perdu un enfant, 99% des femmes ont envie d'avoir (souvent très rapidement ensuite) un enfant ; après, il y a celles qui peuvent, et celles qui ne peuvent pas ... En ce qui me concerne, 5 fausses couches après la mort de ma fille, et plus d'espoir ; alors ça me ferait mal d'entendre dire dans mon dos que j'ai manqué de courage et que je n'ai pas su choisir la vie puisque je n'aurai pas eu "l'enfant d'après" ... Toute ma compassion à Anne-Marie Revol, j'ai très envie de me plonger dans son livre, même si je sais que ça va faire mal ...

   
 

15.   agnès  -  mercredi 8 décembre 2010 - 13:00


j'ai lu en son temps le livre de Geneviève Jurgensen qui a vécu un drame similaire (la perte de ses deux petites filles tuées par un chauffard et c'est la tante des petites filles qui conduisait) mêmes douleurs aux mêmes moments, j'ai lu votre livre et j'ai chialé comme une madeleine, je vous trouve simplement BEAUX et HEROIQUES, c'est grâce à votre couple fusionnel qui ne peut vivre l'un sans l'autre que vous avez pu remonter la pente je vous souhaite simplement d'être heureux avec Lancelot, (oui vous avez le droit d'être heureux) et peut-être plus tard avec la venue d'un autre enfant je vous porte dans mon coeur pour toujours !

   
 

16.   monique  -  jeudi 6 janvier 2011 - 20:06


Poignant ce livre que j'ai avalé en une journée Quel message fort vous ont insufflé "vos étoiles". Je suis une Mamie qui a connu dans sa famille le départ d'une jeune soeur de 7 ans et dont elle était la Marraine , d'une soeur ainée de 9 mois qu'elle n'a pas connue. Le mot pour le décès d'un enfant n'existe pas il ne fait pas partie de l'ordre des choses mais Il n'y a pas d'ordre des choses il y a la vie. En ce début d'année je me permets de vous souhaiter une bonne année.

   
 

17.   Florinette  -  vendredi 7 janvier 2011 - 22:23


Bonjour j ai lu le livre de Jean Louis Fournier et je viens de finir celui d Anne Revol!Ce dernier m a fait pleurer je ne sais pas pourquoi je ne suis pas encore maman mais d un coup j ai réalisé les peurs de ma petite maman quand j étais loin d elle. Ces deux petites filles vont rester dans un coin de ma tête longtemps je pense et je l espère...Le fait étrange c est qu il a fallu que j en parle à mon ami, il fallait que je livre mon ressenti sur cette oeuvre dire que j étais bouleversée.
Merci d avoir partagé ces lettres

   
 

18.   a mon étoile filante  -  mercredi 26 janvier 2011 - 23:07


Une amie vient de me parler de ce livre et il ne pouvait que faire écho en moi... 'A notre étoile filante', ce sont les mots qui sont écrits au-dessus de la photo de mon fils de 13 ans, Loïc, emporté par un chauffard il y a 17 mois... Depuis 17 mois, j'écris tous les jours sur le site que son ami a ouvert en son hommage... Ecrire pour qu'il continue à vivre... aux yeux des autres et dans mon coeur... Ecrire pour lui raconter la vie, celle qu'il ne connaît pas... Ecrire pour lui parler de ce bébé, né en mon corps, mais que je n'ai pas eu la force d'aider à grandir... Ecrire pour lui dire son grand frère qui le pleure en secret... Ecrire pour lui raconter son papa, entre les lignes, car je ne m'autorise pas à dévoiler ce qu'il ne dit pas... Ecrire son filleul, né il y a quelques mois, qui ne connaîtra jamais son parrain... Ecrire son petit cousin, né aujourd'hui, et qui porte son prénom... Ecrire pour ne pas hurler, écrire pour avancer... Ecrire ce passé pour ne pas oublier... Ecrire l'avenir puisqu'il ne veut pas s'écrire tout seul... Ecrire les mots du coeur, ceux qui s'écrivent à l'encre noire de la douleur, mais que l'amour transforme en étoiles scintillantes...

   
 

19.   Brigitte  -  jeudi 27 janvier 2011 - 04:48


Fantastique !



Oui fantastique, car je l’avoue j’ai craint de déprimer face à ce drame absolu. Après la lecture de ce livre, j’ai été subjuguée par la force mentale qui accompagnait Anne-Marie et Luc.

J’ai savouré la correspondance faite chaque jour à ses deux puces. Ses deux trésors chéris ont dû sourire, et même beaucoup rigolé, sur tout ce que confiait leur maman depuis le jour de leur brutale disparition jusqu’à la naissance de Lancelot.

Certes, il y a eu des larmes, des chagrins immenses mais sans pathos. Malgré tout, l’humour transparaît dans ces écrits ; une façon de survivre et de garder la tête hors de l’eau. Jamais Anne-Marie et Luc ne se sont noyés, simplement par amour pour Pénélope et Paloma.



Leur petit frère peut être très fier de ses sœurs, de sa maman et de son papa.



Merci Anne-Marie pour ce magnifique livre !



Les étoiles ont filé, mais elles restent dans votre cœur à jamais. Pour ma part, je ne les oublierai pas…



Brigitte FABRE



(maman de deux fils)

PS : lorsque des sites d'occasion me demandent de vendre le livre, je m'en offusque. Car ce livre restera à jamais mon livre de chevet. Je le relis, tout du moins je lis quelques passages au hasard. Je m'imprègne de l'amour qui émane dans les écrits adressés à Pénélope et Paloma depuis le jour de la tragédie.
Lancelot peut être très fier de ses parents et de ses deux grandes soeurs !



   
 

20.   MELANCOLIE  -  mercredi 2 février 2011 - 20:00


Moi aussi, au debut je me suis dit, sensible comme tu es, tu ne vas jamais pouvoir lire ce livre...
Mon frere a perdu une petite de 3 mois , il y a qq années, et le souvenir de ses obséques me dechiquete encore le coeur et l'âme...
Mais comme d'autres lectrices je me surpend a savourer vos lettres a ces deux petites fées, a ces etoiles qui ont filé trop vite... je me surprend a les aimer moi aussi, a penser les connaitre et partager votre chemin de deuil apaise mes propres peurs de mére... je n'ai qu'un fils et ai toujours pensé que s'il lui arrivait qq chose je ne lui survivrais pas... lire votre temoignage, me fait voir les choses autrement...
je VOUS espere heureuse Anne Marie aupres deLuc et du petit lancelot.. Prenez soin de vous
... je vais souvent en ardeche, desormais j'aurai une pensée pour Pamela et Penelope, c'est sur...
PMB

   
 
 

Ajouter un commentaire

Les commentaires pour ce billet sont fermés.