Ayant décidé de me lancer dans l’écriture d’un roman à succès, un roman qui marquera des générations entières pendant plusieurs millénaires, il m’a fallu me résigner à moins m’éparpiller. Cependant je rassure les quelques rares lecteurs encore présents malgré mon éloignement, en particulier ceux qui m’ont posé la question, je ne suis ni dépressive, ni suicidaire, ni enceinte, ni au Tibet en retraite bouddhiste pour éveiller le bodhisattva qui sommeille en moi (quoique cette idée m’a traversé l’esprit de nombreuses fois je l’avoue), je réfléchis, j’écris, même si c’est moins visible, pour assouvir une passion, tenter de réaliser un rêve d’enfant, et si ça foire je ne regretterai pas d’avoir tenté l’aventure.
Voilà, ça c'était pour mon passage personnel dans l'autre sens, du réel à l'imaginaire.

Par ailleurs, je parcours à mes heures perdues un bouquin sur l’Histoire du cinéma, et j’ai eu envie de partager cette anecdote surprenante avec vous.
A la fin des années 20, le film de muet devient sonore. Ce qui est une petite révolution à l’époque, et entraîne la création de genres nouveaux tels que la comédie musicale. Il y eut un temps d’adaptation nécessaire car toute l’organisation sur le plateau en est chamboulée (nécessité de couvrir les bruits occasionnés par les gens et les déplacements de caméras, les micros). De plus, ce progrès fait perdre à Hollywood un public non anglophone qui réclame des films dans sa langue.
Une conséquence plus étonnante est la mise au rebut de certains acteurs à la carrière jusqu’alors brillante mais dont la voix et l’accent déçoivent les spectateurs.