Je déménage avec mes potes...


Extrait du blog de Ralph, pour tous ceux qui ont ou vont déménager avec leurs potes...les sympas et les boulets

Il y a toujours un type qui vient, mais qui doit se casser à midi, obligé.
Il y a aussi toujours un pote qui arrive quasi Ă  l’heure mais qui a fait la fĂȘte jusqu’à six heures du matin, du coup il est serviable, il porte tous les cartons de moins de 500 grammes, mais bon, faut bien avouer qu’à force de s’arrĂȘter pour vomir il ralentit un peu la manoeuvre. Mais comme il est super gentil, il comprend pas que “non mais tu devrais rentrer, on est assez”, c’est un synonyme subtil de “bon, non mais lĂ  casse-toi”.

Mais ce n’est pas lui, le principal obstacle. Car il est des gens spĂ©cialement entraĂźnĂ©s pour faire durer les dĂ©mĂ©nagements. Des gens fourbes au service d’une association secrĂšte, ou alors juste fourbes. Des gens qui connaissent la faiblesse de l’autiste moderne et qui finissent toujours par dire: “Vous voulez pas faire une pause? J’ai fait des tourtes!”, ou “je vais conduire le camion, je te dis que ça passe”.

Lien et blog : Bon pour ton poil

 


 

Des rĂȘves et des peurs


Extraits du blog de Lady, parce que ces rĂȘves et ces peurs rĂ©sonnent en chacun de nous, parfois...

J'ai des rĂȘves qui touchent le ciel, des rĂȘves plus hauts que ces immenses immeubles. Des rĂȘves comme des avions qui s'envolent au-dessus de la grisaille, des rĂȘves comme des montgolfiĂšres qui se gonflent d'air et se laissent porter par le vent. Des rĂȘves de ciel bleu, des rĂȘves oĂč l'on voit la vie d'en haut, et oĂč les blocs de bĂ©ton semblent presque jolis vu d'au-dessus.

Mais j'ai aussi des peurs terribles qui me clouent au sol, empĂȘchent mon esprit de s'envoler et me piĂ©tinent le cƓur. Des peurs aussi lourdes que des pierres, plus grosses que tous ces blocs de bĂ©ton qui m'entourent. Le genre de peurs qui m'empĂȘchent d'avancer, de continuer sur mon chemin, de tracer ma route, de prendre un avion et de regarder la vie d'en haut.
J'aimerais ĂȘtre libre. Je manque cruellement de lĂ©gĂšretĂ©. J'envie ces gens sur qui la vie et les Ă©preuves semblent glisser sans laisser de traces.

Souvent je me dis qu'il y a une trop grande diffĂ©rence entre la personne que je suis et celle que je voudrais ĂȘtre. Mais qui est cette fille que je voudrais ĂȘtre ? Je ne la connais pas, ou si peu. Je la poursuis comme on poursuit une idĂ©e de perfection, suivant ses pas, cherchant ses traces ici ou lĂ . Je n'ai jamais vu son visage. Elle n'est qu'une silhouette qui avance loin devant moi, que je suis sans jamais pouvoir la rattraper. Une idĂ©e, un rĂȘve, une illusion. Une silhouette qui avance sans se retourner. Et moi je ne suis que l'ombre de moi-mĂȘme.

Blog et lien : Une coccinelle, qui courait dans l'herbe