Les vaches aussi sont prises en otage


Extrait du blog de Charly Le Prof

Il Ă©tait 7h20 ce matin, une belle journĂ©e d’automne, comme je les aime, avec ses forĂȘts mouillĂ©es, leurs nuanciers chĂątains, mĂ©chĂ©s de roux et de brun, et ses jolies grĂšves des trains.

Je roulais au pas, bloquĂ© dans un bouchon de quatre vĂ©hicules, derriĂšre un tracteur, sifflotant, tout Ă  ma joie de retrouver mes racaillettes, quand soudain, je vis par delĂ  les clĂŽtures de notre si belle campagne, un spectacle Ă  peine soutenable. Je stoppai mon vĂ©hicule sur le bas-cĂŽtĂ©, descendis et rejoignis la clĂŽture la plus proche pour me retrouver comme figĂ© par la vision. Je dĂ©cidai d’alerter le monde.

Oui, c’est une des consĂ©quences de la grĂšve des trains, nos vaches n’ont plus rien Ă  regarder.
Alors elles s’étaient regroupĂ©es Ă  l’autre bout du champ, au pied du talus, fixant la voie silencieuse, attendant le TER 7687 de 7h13 qui ne viendra jamais, ce que je me gardai bien de leur dire, et ça meuglait, ça beuglait, mon vieux, ça faisait peine Ă  voir.
Oui, nos vaches sont prises en otage, qu’on se le dise.
Ben c’est vrai, quand ta vie est rythmĂ©e par le TER de 7h13, le Corail de 10h28, et l’Elipsos de 19h44, ben quand y’a grĂšve, t’es comme lĂ©gĂšrement dĂ©variĂ©e, et tu rechignes un poil Ă  te faire tirer sur la mamelle comme si de rien n’était. C’est humain comme rĂ©action, mais bon, n’imaginez pas que ce soit sans consĂ©quences sur le yaourt.

Lien blog : Charly Le Prof

 


 

Les dames de France...pas vraiment heureuses


Extrait du blog de Jean Veronis, professeur de linguistique - Petite réflexion sur les premiÚres dames qui parlaient peu sauf pour se plaindre de l'Elysée !

A dire vrai, les « premiÚres dames », comme il est convenu de les appeler, posent un problÚme au linguiste : elles sont muettes.


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Partir vivre Ă  Belle-Ile


Extrait du blog de François Collette, qui vous donnera peut-ĂȘtre des idĂ©es...


Nous en avons beaucoup rĂȘvĂ© et maintenant ça y est. Vivre Ă  Belle-Île. Je vous rassure, pas dans le cagibi sur la photo. Vivre dans une maison blanche avec des volets bleu indigo et des contours de fenĂȘtre soulignĂ©s d‘un bleu ciel tel que le ciel l’est aujourd’hui. Une jolie petite maison nichĂ©e au fond d’un jardin, pleine de charme et de lumiĂšre. Ici, le temps s’évapore. Nous vivons sans heurts et sans heure, au fil du jour et des marĂ©es. Fini le stress. Nous sommes au paradis.

Blog et lien : Je suis belge mais je me soigne

 


 

Envol sur le lac


Extrait du blog de Moukmouk de Pohénégamouk, blogueur du Nord, presque Ours polaire, qui partage avec nous un instant de liberté...

L’avantage de vivre sur le bord d’un lac, c’est que quand j’en ai ma claque de travailler, je descends, je hisse les voiles et en moins de 3 minutes, je glisse sur le lac. Vous ĂȘtes jaloux ? J’espĂšre.


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Oh, la bachelette !


Extrait du blog "un mot par jour", avec sa définition

Bachelette : (n.f.) jeune fille gracieuse.

Blog et lien : Un mot par jour

Perso, j'ajouterais, Ă  ne pas confondre avec bachelorette, nunuche de TVrĂ©alitĂ© ayant pour mission de sĂ©duire le Bachelor, qui lui fait semblant d'ĂȘtre super riche et Ă©lĂ©gant alors qu'il mange la bouche ouverte en faisant du bruit, met les coudes sur la table, ne sait pas tenir sa fourchette ou servir du vin Ă  table, mais ça on lui apprend au dĂ©but de l'Ă©mission (dans la mesure du possible..mais non j'ai pas regardĂ© !).

Maintenant, dans le langage courant, je ne sais pas si "tu es bien bachelette aujourd'hui" Ă  sa femme, ou "waouh, quelle bachelette !" dans la rue sera immĂ©diatement compris. On pourrait mĂȘme croire que c'est une insulte alors que vous ĂȘtes hyper galant et cultivĂ©...

 


 

Beurette au gouvernement


Extrait du blog de Paul Moreira, journaliste

Il y a 25 ans, j'ai eu une longue et belle histoire avec une jeune américaine. Black.
Kathryn, c'est son nom, était en colÚre. On l'est toujours lorsqu'on est black aux Etats Unis. Comme on l'est bien souvent lorsqu'on est arabe en France.
C'est ainsi, l'Histoire ne s'oublie pas, ne s'efface pas, mĂȘme avec l'aide des excellents livres de Bruckner, l'Histoire, qu'on le veuille ou non, s'hĂ©rite comme une maladie gĂ©nĂ©tique.
Kathryn était fumasse de ne jamais voir de noirs au gouvernement, pas assez de noirs au cinéma (en 84, à part whoopie goldberg, il n'y avait pas grand monde, c'est vrai). Elle était sincÚrement convaincue que tout changerait en Amérique si l'on faisait une place aux descendants d'esclaves. Nous en parlions souvent. J'étais pour, bien sur, faire plus de place aux descendants d'esclaves... Mais je pensais qu'avoir été opprimé ne garantissait pas qu'on prenne, une fois au pouvoir, la défense des opprimés.
Cette discussion lĂ  pouvait nous durer quelques heures.

20 ans plus tard, il y a des blacks au gouvernement. Condoleeza Rice. Elle applique en trottinant la doctrine néo-conservatrice du président Bush.
Gonzales, hispanique Ă  la Cour SuprĂȘme, supprime les procureurs trop indĂ©pendants, pour rendre service au prĂ©sident Bush.
La couleur de la peau, l'origine ethnique et sociale modeste ne sont malheureusement pas une garantie d'audace politique.

Bien sûr, je ne préjuge pas de ce que fera Mme Dati.

Blog et lien : Blog de Paul Moreira

 


 

Je déménage avec mes potes...


Extrait du blog de Ralph, pour tous ceux qui ont ou vont déménager avec leurs potes...les sympas et les boulets

Il y a toujours un type qui vient, mais qui doit se casser à midi, obligé.
Il y a aussi toujours un pote qui arrive quasi Ă  l’heure mais qui a fait la fĂȘte jusqu’à six heures du matin, du coup il est serviable, il porte tous les cartons de moins de 500 grammes, mais bon, faut bien avouer qu’à force de s’arrĂȘter pour vomir il ralentit un peu la manoeuvre. Mais comme il est super gentil, il comprend pas que “non mais tu devrais rentrer, on est assez”, c’est un synonyme subtil de “bon, non mais lĂ  casse-toi”.

Mais ce n’est pas lui, le principal obstacle. Car il est des gens spĂ©cialement entraĂźnĂ©s pour faire durer les dĂ©mĂ©nagements. Des gens fourbes au service d’une association secrĂšte, ou alors juste fourbes. Des gens qui connaissent la faiblesse de l’autiste moderne et qui finissent toujours par dire: “Vous voulez pas faire une pause? J’ai fait des tourtes!”, ou “je vais conduire le camion, je te dis que ça passe”.

Lien et blog : Bon pour ton poil

 


 

Des rĂȘves et des peurs


Extraits du blog de Lady, parce que ces rĂȘves et ces peurs rĂ©sonnent en chacun de nous, parfois...

J'ai des rĂȘves qui touchent le ciel, des rĂȘves plus hauts que ces immenses immeubles. Des rĂȘves comme des avions qui s'envolent au-dessus de la grisaille, des rĂȘves comme des montgolfiĂšres qui se gonflent d'air et se laissent porter par le vent. Des rĂȘves de ciel bleu, des rĂȘves oĂč l'on voit la vie d'en haut, et oĂč les blocs de bĂ©ton semblent presque jolis vu d'au-dessus.

Mais j'ai aussi des peurs terribles qui me clouent au sol, empĂȘchent mon esprit de s'envoler et me piĂ©tinent le cƓur. Des peurs aussi lourdes que des pierres, plus grosses que tous ces blocs de bĂ©ton qui m'entourent. Le genre de peurs qui m'empĂȘchent d'avancer, de continuer sur mon chemin, de tracer ma route, de prendre un avion et de regarder la vie d'en haut.
J'aimerais ĂȘtre libre. Je manque cruellement de lĂ©gĂšretĂ©. J'envie ces gens sur qui la vie et les Ă©preuves semblent glisser sans laisser de traces.

Souvent je me dis qu'il y a une trop grande diffĂ©rence entre la personne que je suis et celle que je voudrais ĂȘtre. Mais qui est cette fille que je voudrais ĂȘtre ? Je ne la connais pas, ou si peu. Je la poursuis comme on poursuit une idĂ©e de perfection, suivant ses pas, cherchant ses traces ici ou lĂ . Je n'ai jamais vu son visage. Elle n'est qu'une silhouette qui avance loin devant moi, que je suis sans jamais pouvoir la rattraper. Une idĂ©e, un rĂȘve, une illusion. Une silhouette qui avance sans se retourner. Et moi je ne suis que l'ombre de moi-mĂȘme.

Blog et lien : Une coccinelle, qui courait dans l'herbe

 


 

Vie de quartier


Extrait du blog de la Griotte

J'habite un petit appartement sous les toits et j'ai vue sur une petite place de Poitiers.
Mon quartier est un vrai village.
Les tĂ©lĂ©s hurlent trop fort, le pain de la boulangĂšre n'est pas bon, les travelers se battent avec les punks, les trottoirs sont minĂ©s de crottes de chien, mais Abdelmalek t'offre le thĂ© vert mĂȘme quand tu manges pas de kebab, tous les voisins ouvrent l'oeil pour ton chat perdu, les rues sont belles, le conseil de quartier organise vides-greniers, repas collectifs et rĂ©sistance contre le maire et son obsession des horodateurs, le soleil brille sur la pierre blanche..

Blog et lien : La Griotte croque son blog

 


 

Gentil toutou, allez, recrache son oeil...


Extrait du blog de Christophe Ginisty, parce que moi aussi, je suis consternée et ulcérée

Je suis consterné par les attaques de chiens et ulcéré par l'hypocrisie avec laquelle on traite ces faits. Consterné car je souffre énormément en pensant à ces jeunes enfants qui ont perdu la vie du seul fait de cÎtoyer ces monstres.
J'ai des enfants et les imaginer en train de se faire arracher la gueule par un de ces clebs me glace le sang.

Mais je suis aussi ulcéré par les réactions que j'entends sur la question. Tous ces apÎtres de la cause animale qui vont vous démontrer que si le pauvre toutou à son pépÚre a arraché le visage d'une jeune fille de 10 ans, c'est la faute à ses maßtres qui l'ont mal habitué. "Couché, Médor, papa va te disputer. Lùche le nez de la gamine. Recrache son oeil..., Vilain, Médor !"

Quand est-ce que l'on comprendra et que l'on admettra que ces chiens sont des armes ? Des armes pour garder le pavillon, pour jouer au vigile ou pour prouver qu'on en a une plus grosse que les autres dans la cité.
Et de la mĂȘme maniĂšre que la vente d'arme est rĂ©glementĂ©e, voire interdite, je serais assez heureux qu'on puisse interdire ces chiens et que notre ministre de l'intĂ©rieur arrĂȘte de nous bassiner avec ses thĂ©ories gĂ©nĂ©tiques sur les croisements Ă  risque.

Lien et blog : Christophe Ginisty

 


 

Pour masquer le monstre polluant


Extrait d'un blog répertoriant vos gestes pour l'environnement - post de Reco

Ce matin, en allant à pied faire mes courses j'ai croisé 2 4x4. Et hop, je les ai effacés.
J'ai mis une main devant mes yeux afin de masquer le monstre polluant.
Imaginez-vous au volant d'un 4x4 et que tout le monde se cache les yeux sur votre passage.
Pas trĂšs valorisant au bout du compte !!!

Lien et blog : mongeste

 


 

Face Ă  l'Everest


Extrait du blog de voyage de Laura et Julien - Traversée du Tibet

Au réveil, on a de la fumée qui sort de la bouche tellement il fait froid.
J’enfile mon treillis par dessus le collant « tient-chaud », pas pensable de me dĂ©shabiller.
Je sors le nez de la tente et, je vous assure, c’est saisissant de se retrouver face Ă  l’Everest. Le ciel est d’un bleu extraordinaire. Le soleil sort de derriĂšre les montagnes et nous rĂ©chauffe.
On verse de l’eau chaude sur les sachets de NescafĂ© + sucre + crĂšme 3 en 1. Puis il est temps de redescendre vers le monastĂšre.
AprĂšs un autre bol de nouilles dĂ©shydratĂ©es et un tour dans le monastĂšre – ou une bonze s’intĂ©resse vivement Ă  notre appareil photo et s’amuse Ă  l’essayer – nous reprenons la route.
La beautĂ© de ce trajet est hallucinante. On va traverser la Patagonie, l’Ouest amĂ©ricain, le Moyen-Orient et des rĂ©gions lunaires. Doubler des cavaliers qui galopent dans ces Ă©tendues hors du temps, comme un mirage aperçu par nos fenĂȘtres.

Lien et blog : Laura et Julien.com

 


 

Nos ailes d'ange


Extrait du blog de Bruno

C’est pour moi une interrogation permanente que de comprendre ce que les gens font de leurs Ailes d’Ange. Longtemps, j’ai cru qu’ils Ă©taient comme moi, contraints de les replier pour les dissimuler sous leur chemise, leur complet veston, ou sous leur robes Ă©lĂ©gantes.


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