Quand le passage de l'imaginaire au réel ne pardonne pas


Ayant décidé de me lancer dans l’écriture d’un roman à succès, un roman qui marquera des générations entières pendant plusieurs millénaires, il m’a fallu me résigner à moins m’éparpiller. Cependant je rassure les quelques rares lecteurs encore présents malgré mon éloignement, en particulier ceux qui m’ont posé la question, je ne suis ni dépressive, ni suicidaire, ni enceinte, ni au Tibet en retraite bouddhiste pour éveiller le bodhisattva qui sommeille en moi (quoique cette idée m’a traversé l’esprit de nombreuses fois je l’avoue), je réfléchis, j’écris, même si c’est moins visible, pour assouvir une passion, tenter de réaliser un rêve d’enfant, et si ça foire je ne regretterai pas d’avoir tenté l’aventure.
Voilà, ça c'était pour mon passage personnel dans l'autre sens, du réel à l'imaginaire.

Par ailleurs, je parcours à mes heures perdues un bouquin sur l’Histoire du cinéma, et j’ai eu envie de partager cette anecdote surprenante avec vous.
A la fin des années 20, le film de muet devient sonore. Ce qui est une petite révolution à l’époque, et entraîne la création de genres nouveaux tels que la comédie musicale. Il y eut un temps d’adaptation nécessaire car toute l’organisation sur le plateau en est chamboulée (nécessité de couvrir les bruits occasionnés par les gens et les déplacements de caméras, les micros). De plus, ce progrès fait perdre à Hollywood un public non anglophone qui réclame des films dans sa langue.
Une conséquence plus étonnante est la mise au rebut de certains acteurs à la carrière jusqu’alors brillante mais dont la voix et l’accent déçoivent les spectateurs.


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Secouée, sans illusions


Un vieux billet d'archives qui se met malencontreusement en ligne ce matin (je viens de le supprimer, désolée), le Japon secoué, submergé, terrassé, puis sous menace nucléaire, à moitié irradié déjà, alors que tout roulait il y a une semaine, Kadhafi qui s'en prend violemment sans aucun scrupule à son propre peuple, en tenant des discours incohérents, dans un laisser faire et une passivité de notre part assez affligeants, c'est du grand n'importe quoi à tout niveau.
Le Japon, j'y suis née, je suis un peu assommée par cet afflux de catastrophes ces derniers jours. Je pense aux japonais, qui vivent dans l'angoisse, s'inquiétant pour leurs enfants, plus fragiles face aux effets des radiations, ayant en plus pour certains perdu un ou plusieurs membres de leur famille dans le raz de marée. Je les regarde impuissante aux infos traîner et chercher des corps à travers ces décombres, ces villes détruites par le tsunami qui, avant même une possible explosion de cette fichue centrale, rappellent déjà les villes de Hiroshima et Nagasaki au lendemain du largage des bombes atomiques. Je les regarde tenter de fuir, faire la queue aux stations pour obtenir le plein salvateur, n'obtenir que quelques litres quand ils ont de la chance, et se résigner à rester coincés, dangereusement exposés aux radiations invisibles. Ce pays, tellement attachant d'après mes parents et les expatriés qui s'enfuient à regret, ce pays est plongé en plein chaos. Et on attend, saturés de mauvaises nouvelles, la suite des évènements, qui promettent d'être encore pires. Aucun répit pour les japonais, blessés, physiquement, moralement, puis irradiés.

En France, on est cernés par des centrales. Comment peut-on être assez aveuglés pour pouvoir encore affirmer que c'est une énergie propre (les déchets radioactifs enterrés nous survivront des centaines de milliers d'années) et sans risques ? Que les Verts et les "lobbys" anti-nucléaires en profitent, les méchants, pour se faire de la pub sur le dos des japonais ? Combien de centrales encore devront nous exploser à la figure avant qu'on réagisse ?
L'homme est drôle tout de même. En plus d'être suicidaire et de privilégier ses intérêts financiers à la santé publique et à l'environnement, il ne tire aucune leçon de ses erreurs passées. Il replonge sans cesse dans des schémas de haine, d'avidité, de violence, et de luttes de pouvoir. J'ai du mal à croire que des actions intelligentes et le développement de vraies énergies propres vont découler de cet évènement, aussi catastrophique soit-il pour la population au Japon, et dans le monde. Parce que ce n'est pas notre bien-être qui compte, notre sécurité, mais le chiffre d'affaire et le cours de la bourse des grandes entreprises.

Je nage de plus en plus dans l'humanisme désillusionné de Montaigne.

 


 

Aurons-nous disparu dans moins de 100 ans ?


Pour bien commencer la semaine, quoi de mieux qu’un billet léger, léger, léger comme une plume opalescente qui survole les plaines arides et les océans céruléens, frôlant les cimes de montagnes enneigées et d'arbres centenaires, pour finir cruellement sa course dans un furieux volcan secoué de lave incandescente et de flammes.

Des scientifiques, et certains d’entre nous, pensent que la planète se réchauffe, se rebelle et se meurt, que nous ne sommes (accrochez-vous bien) que de gros pollueurs égoïstes avec une pauvre vision à court terme principalement axée sur notre intérêt personnel et l’argent, et que tout en bousillant ce qu’on a de plus beau sur cette planète on court à notre perte. C’est pas nouveau, je vous l’accorde. On est même bien bassinés par des documentaires, films et articles sur le sujet, pour nous aider à éveiller notre conscience, changer les choses, sauf qu’on peut toujours crever, justement, les principaux intéressés n'étant pas encore prêts à faire passer l’avenir de l’humanité avant leurs chiffre d’affaires, cours boursier et PIB.

Mais je ne savais pas que certains scientifiques sérieux, tels Frank Fenner , envisageaient notre disparition avant 100 ans.
Nous serions depuis deux siècles entrés dans un nouveau cycle géologique qui pourrait nous être fatal, à partir du moment en fait où l’homme a commencé à modifier l’écosystème de la Terre par ses activités industrielles et tous les carnages et pollutions qui en découlent.
Deux principaux facteurs pourraient ĂŞtre selon ce grand sage bientĂ´t Ă  la source de notre extinction :
- la population mondiale qui connait une explosion démographique inquiétante (alors que paradoxalement on se félicitait la semaine dernière de notre bon taux de fécondité, source de richesses en France)
- la consommation de masse et sans limites, au-delà de l’utile et du nécessaire, je parlais justement des téléviseurs 3D il y a peu, actuellement vantés par des fabricants tout en sachant que sera proposée une meilleure technologie dans deux ans, gardée sous silence.

La Terre existe depuis 4,6 milliards d’années, nos plus anciens ancêtres sont apparus il y a 4 millions d’années, l’homme tel qu’on le connaît aujourd’hui a 200 000 ans, mais il nous aura fallu seulement 200 ans pour parvenir à bousiller la planète au point d’envisager une fin extrêmement proche et rapide de l’humanité. On est des fous quand même.
Le pire, et le plus risible, c'est qu'on le sait tout ça. Tous les grands industriels et dirigeants sont en possession des chiffres alarmants, des prévisions pessimistes. Mais personne ne se bouge réellement. En gros, on a déjà validé l’option mort précoce en masse plutôt que l’option terrible perdre de l’argent, moins procréer et moins consommer, inenvisageables par la majorité des habitants de notre belle mais condamnée planète, par nos soins.

Je peux parler hein, avec mes trois enfants et mon iPhone tout neuf. Je contribue à la fin du monde, comme nous tous à nos petites échelles, mais on s’en tape, on ne réalise pas l’urgence. On pense comprendre, mais au fond ça nous dépasse, et puis, comment y croire ? Plus que 100 ans, à tout casser, puis plus rien ? Plus rien alors qu'on est TOUT, le centre de l'univers et tout ça ? Impossible. Rions de ces noirs scénarios plutôt qu'y attacher une quelconque importance.

Alors je ne dirais pas « attention, arrêtons les conneries » en brandissant mon billet lourd de menaces et casse moral, puisque je n’y crois même plus moi-même. On sait qu’on déconne et rien n’avance. Et puis, on a été tellement loin et vite en balançant du C02 en masse dans l’atmosphère, qu’on ne peut plus reculer aujourd'hui.
Selon Claude Lorios, galaciologue et auteur d’un livre sur le sujet : : Il est vrai que si l’humanité décidait d’arrêter totalement, dès aujourd’hui, ses émissions, la concentration de CO2 dans l’atmosphère ne se réduirait qu’à un rythme très lent. Il faudra des siècles pour enrayer le réchauffement climatique. Mais la situation sera pire si l’on ne fait rien. A titre personnel, je suis toutefois pessimiste sur l’évolution de la planète dans les années à venir : je ne pense pas que l’homme soit capable d’arrêter le développement et de faire passer l’intérêt de la planète avant le sien et celui des Etats. Nous nous dirigeons donc certainement vers le pire scénario du Giec [qui prévoit une augmentation de 6°C d’ici la fin du siècle]. Malgré tout, les jeunes sont plus sensibles au respect de l’environnement. J’aime donc penser que nous sommes à l’aube d’un crépuscule, annonçant soit un coucher soit un lever de soleil.
Voilà, histoire de finir sur une note positive et pleine d'espoir, parce que finalement, c’est ce que vous attendez, les ongles tout rongés et suant devant votre ordi ? (ou rigolant tout seul en vous disant « mais c’est quoi encore ces conneries », on a le droit d’être naïfs aussi). A part ça, je suis super positive comme meuf hein, faut pas croire. On peut être lucide et positive, si si.

Oui, le mieux reste tout de même de ne pas baisser les bras, de continuer à communiquer et poursuivre nos efforts quotidiens pour ne pas précipiter les choses, voire, on ne sait jamais, inverser la tendance, même si tout le monde n'y croit plus. C'est avec une réelle intelligence et prise de conscience collective qu'on y arrivera, à tous niveaux...
Parce que malgré tout, on en a vécu des trucs sympas quand même tous ensemble, on a pas que merdé (ça c'est pour expliquer la photo trop gondolante et sympa de Woodstock avec le gars à poil).

Mais surtout, alors que les candidats pour l'élection présidentielle de 2012 se dévoilent progressivement, je me demande sérieusement si au lieu d'une sempiternelle et sanguinaire lutte gauche-droite, il ne serait pas plus censé de voter pour les partis écologiques motivés réellement pour placer en tête de leurs actions la protection de l'environnement, même si je sais qu'il y a beaucoup à faire aussi en terme d'égalité, de solidarité et de justice sociale (ce qui n'est pas incompatible) ?

 


 

3D qui prolifère et foutage de gueule


Je viens d’aller voir The Green Hornet, de Michel Gondry. J’avais particulièrement aimé Eternal Sunshine of the Spotless Mind, sa créativité, son immersion dans des univers intérieurs et extérieurs poétiques et débridés, le talent graphique et le scénario touchants et inventifs, et Kate Winslett. Je débarque donc la bouche en cœur, plutôt enthousiaste à 20H15 au Gaumont, seule salle proposant ce film à l’horaire désiré. Et là, on m’apprend que le dernier Gondry n’est proposé qu’en 3D, qu’en plus les lunettes sont payantes, ce sera s'il vous plaît un à deux euros en supplément d’une place déjà hors de prix, mais que t’es obligée d’en avoir, et que si t’es pas contente c’est pareil pour tout le monde t’as qu’à te casser.

Acculée, les lunettes (tranchantes) sous la gorge, motivée malgré tout par le film, j’ai accepté le racket en bronchant un peu.

Ce qui nous attend bientôt : téléviseurs 3D, une stratégie marketing douteuse, pollution, surconsommation...


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Qu’est-ce qu’on fait alors, on pique les vieux ?


Quel bordel incroyable dans la rue, quelle tempête de contestations, quel entêtement extraordinaire contre la réforme des retraites ! J’en profite pour caser que j’ai plus d’essence.

Hier, alors que j'attendais mon tour chez le kiné, une vieille dame de 85 ans environ est arrivée dans la salle d’attente en pantoufles. Je raconte ça juste parce que c’était marrant, c'est pas pour me foutre des personnes âgées, et totalement hors sujet je vous l’accorde. Elle était voûtée mais à l’aise, et en plus ça choquait personne parce qu’elle avait plus de 75 ans, je l’enviais presque. Et bien, en sortant de son massage rapport aux rhumatismes, arthroses et polyarthrites qui envahissent son petit corps tremblant, elle confie cyniquement au kiné devant sa porte :
- Vous savez, c’est pas drôle, je souffre, ils ont raison tous ces jeunes qui disent que les vieux, faut les piquer.


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Paris, bientĂ´t une ville de riches sans enfants ?


Paris, ville lumière, triste et magnifique à la fois, puisque le prix de l’immobilier jette ses enfants à la rue. Paris, bientôt une ville sans trottinettes, sans poussettes, sans cris de bébés, aux squares vides et aux écoles dépeuplées ?
J’ai été écolière, lycéenne, étudiante, salariée à Paris. Puis il m’est arrivé un truc super grave, quasiment incompatible avec la vie dans la capitale. J’ai eu un bébé. Notre bureau déjà pas grand est devenu la chambre de notre fille. On s’est retrouvés un peu à l’étroit. L’angoisse la nuit que ses pleurs ne réveillent les voisins, t’entends tout dans ces vieux immeubles, que tu aies une rosace au plafond ou pas. Ensuite, la galère des étages à descendre pour prendre l’air juste 5 minutes avec le gros landau. Pour entendre et respirer quoi ? Le chant des voitures et les volutes des pots d’échappements.

J’ai donc migré à Nantes...


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Immigration et discrimination


Je préfère clarifier mon billet d'hier, je ne veux pas prendre le risque que ce type de discours, même s'il est basé sur une simple observation, la recherche de causes, stigmatise davantage encore une partie de la population.

Je maintiens qu’un effet cités obscures ghettos, le manque de moyens dans l’éducation, l’intégration plus ou moins difficile lorsqu’on vient d’un pays à la culture radicalement différente peuvent créer délinquance et insécurité.
Suite à mon billet, j’ai reçu des mails, sans compter les commentaires parfois dubitatifs, de français issus de l’immigration qui à cause de ce genre de « clichés » (beaucoup de délinquants seraient noirs et arabes) et de la peur basique de l’étranger, subissent regards torves et discrimination. C’est injuste pour eux, je comprends tout à fait leur désarroi.
Un hasard malheureux fait que dans les journaux et au quotidien on voit plus de dealers et de jeunes agressifs issus de l’immigration, je suis désolée que ce simple constat puisse blesser autant, et je le conçois. Ils ne sont certes pas nés comme ça, et il est hors de question de généraliser à toute la population musulmane par exemple. Et des jeunes français "de souche" qui ont grandi dans les cités font les mêmes conneries et partie de ces bandes.

Il y a donc un problème socio-économique complexe à résoudre qui ne justifie nullement certaines formes de discriminations.


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Le politiquement hypocrite


Billet plus que délicat. Qui, s’il est mal interprété, va m’attirer foudre et insultes. Mais il faut que ça sorte, alors je prends le risque.
Qui n’a pas lu ou entendu dernièrement ce type de déclaration : ne faisons pas d’amalgame entre immigration et insécurité. C’est dangereux, et si vous osez le faire, c’est que vous êtes de gros racistes très méchants qui soutenez Marine Le Pen et Sarkozy. La gauche, mais aussi Rachida Dati à droite.

Or il faut distinguer deux choses : l'immigration, qui évoque une couleur de peau et les préjugés qui vont avec, et la façon dont cette immigration a été vécue et gérée, et c'est bien là que réside le problème.


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Bizutages : défis sexuels et alcool à gogo - le témoignage de MisterNec


Et voilà que s'ouvre la période des bizutages dans toutes les écoles dignes de ce nom. J'avais été sidérée lorsque MisterNec m'avait raconté le sien.
De grandes poubelles noires remplies de punch, pastis et vodka. Des premières années ne sachant pas ce qui les attendait, excités de participer à cette célèbre orgie dont tout le monde parle à chaque rentrée, et emplis de crainte à l'idée des épreuves qu'ils vont subir. Pour commencer, une fois que les étudiants ont atteint un niveau d'alcool dans le sang honorable, les anciens (c'est eux qui organisent et commandent) forment des binômes mixtes : une fille et un gars. Attention, on va leur demander de réfléchir. Pudiques et gros coincés s'abstenir (tant pis ils s'intègreront pas et c'est tout) : la nana doit mesurer la bite de son coéquipier, et lui doit relever le diamètre de son mamelon, une règle leur est fournie pour l'occasion.


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Euro 2016 : je n'ai pas été consultée


Je suis assez surprise. Il ne me semble pas avoir été consultée pour cette sombre histoire d'euro 2016 de foot qui se déroulerait en France. POUM, j'allume mon ordi, et la nouvelle me tombe sur le coin de la face sans prévenir.
OK, je vous vois venir, c'est la crise, les gens sont dépressifs, suicidaires même, et cette puissante énergie, cette euphorie, qui nous rassemblent autour de belles valeurs telles que la solidarité, le sport, les putes, les affrontements entre les matchs, quelques voitures brûlées, et surtout beaucoup d'amour et d'amitié, on en a besoin.
Oubliés les séismes, la pauvreté, la chute du CAC40, les licenciements en masse, le mauvais temps, nos petits maux de tous les jours. On va tous être tellement heureux et fiers en 2016.


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Concerts et traumatismes sonores


Depuis plusieurs années, les médias parlent de plus en plus des gens qui développent des acouphènes ou perdent de l'audition suite à une exposition à un niveau sonore élevé.
On sait qu'au-delà de 90 ou 100 dB, le tympan souffre, et les cellules ciliées de l'oreille interne peuvent subir des dommages irréversibles. Contrairement aux autres, elles ne se renouvellent pas et sont peu nombreuses.

Au fil du temps, on entend moins bien, ou des bruits permanents dans les oreilles apparaissent et s'installent, le genre de trucs qui peut rendre dingue.
Ces troubles auditifs concernent 6 millions de Français.

Mais comme pour pas mal de choses concernant notre santé, les gens qui palpent nos pépettes s'en foutent.


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Le scandale du Bisphénol A, après celui de la grippe A (ou comment Roselyne déconne avec les A)


Je ne suis pas une engagée politique.

Mais face à des prises de position douteuses, aux erreurs sans cesse répétées, en particulier dans la gestion de certains problèmes de santé publique qui ont viré au scandale, je pousse régulièrement mes coups de gueule.
Et la liste ne cesse de s'allonger : le nuage de Tchernobyl qui se serait arrêté à nos frontières, miraculeusement, le sang contaminé, la vache folle, l'amiante, la grippe A, pour ne citer qu'eux, et aujourd'hui l'affaire du Bisphénol A dans les biberons.

Depuis plus d'un an, les crèches, les mamans, des blogueuses, les médias alertent et prennent leurs précautions tout seuls, comme des cons grands, puisque contrairement aux États-Unis et au Canada, ces biberons sont en toujours en vente partout.


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Notre part sombre


Hier une émission a reproduit l'expérience de Milgram, qui date des années 60.
En échange d'une indemnisation marginale, un homme envoie à distance des chocs électriques de plus en plus puissants à un autre, dés qu'il répond mal à une question.
L'objectif est de voir si malgré ses cris de douleur, incité par une autorité qui le dédouane de ses responsabilités, il va continuer jusqu'à balancer assez de jus pour potentiellement le tuer.

L'expérience a été reproduite version télé-réalité commentée par un psy pour démontrer en quoi la télé peut pousser quelqu'un de bien à nier ses congénères. Pire, à les torturer pour satisfaire un public, une organisation, un présentateur, un contrat.

Et vous, et nous, appliquerions-nous en toutes circonstances nos valeurs qu'on croit pourtant fortes et justes ?


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