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pari

Il existe différentes façons d’aborder un match qui présente un déséquilibre flagrant dans le pronostic. Comme notre propre perception intuitive déforme les probabilités réelles qu’un événement advienne, il est préférable de le recadrer dans un schéma statistique plus objectif avant de prendre notre décision.

Le risque maximal : miser sur l’outsider, quel que soit l’enjeu

Comme expliqué par Jouerenligne il existe différents types de paris. Lorsque, par chance, l’outsider l’emporte, les rapports générés par les cotes élevées peuvent être mirobolantes. Mais quand les enjeux sont importants, comme une sélection pour le prochain tour d’une compétition ou l’élimination directe à l’issue d’un match, l’équipe favorite bordera tout risque de débordement dans ses angles morts. En ce cas, l’adversaire aura grand mal à exploiter une baisse de vigilance dans la défense adverse.

En ce cas, il est plus prudent de miser sur le score et les écarts au résultat final.

Le pari multiple pour répartir les risques

Rester prudent ou parier gros est une question de tempérament, qui se renforce à mesure de l’expérience : tant qu’on n’a pas atteint de jackpot inouï dans un pari, on a de bonnes raisons de douter que cela arrive jamais. Les bons conseillers vous inciteront à éviter les chocs frontaux et à faire des mises raisonnables, même celles qui se répartissent en centimes plutôt qu’en liasses de dollars, pour espérer faire durer le jeu aussi longtemps que possible et maximiser l’addition de vos chances dans le temps.

Penser ainsi n’empêche pas d’essayer des coups qui pourraient s’avérer magistraux ! Ce sera toujours le principe de base d’un jeu à la fois perspicace et responsable. On peut miser des sommes moins importantes sur des combinaisons « à risque », comme de miser sur un outsider dont la cote est particulièrement élevée.

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Le biais du favori-outsider

La théorie des perspectives de Daniel Kahneman et Amos Tversky (1979) a permis à ses inventeurs d’obtenir le prix Nobel d’économie. Les individus évaluent de façon asymétrique leurs perspectives de perte et de gain : pour faire vite, l’espérance de gain net associée aux favoris est supérieure à celle associée aux outsiders. Les parieurs vont donc souvent sous-estimer les probabilités de gagner des favoris (cotes basses) et surestimer les probabilités de gagner des outsiders (cotes hautes).

En misant sur des scores dont la probabilité d’occurrence est élevée (cote faible), un parieur obtiendra un R.O.I (Retour sur Investissement) moyen supérieur à celui que procure une mise sur des scores dont la probabilité d’occurrence est faible (cote élevée).

L’une des raisons évoquées dans la plupart des études repose sur l’excès de confiance des parieurs. Il se traduit par la tendance à surestimer ses propres capacités, compétences ou connaissances. L’optimisme peut être encore plus présent si l’on parie sur son équipe de cœur, celle que l’on supporte de bout en bout.

Il peut aussi y avoir une simple quête de sensations fortes, le parieur prenant des risques uniquement pour faire monter l’adrénaline, et donc qui est prêt à payer pour jouer (mais sans résultat).

Il vaut mieux essayer de mettre au point une méthode d’analyse (à base de statistiques) la plus objective possible pour ne pas être soumis à ce biais du favori par un excès de foi ou d’angélisme.

D’autre part, les bookmakers connaissent l’existence de ce biais. Ils peuvent en profiter pour faire peser la plus forte partie de leur marge sur l’outsider.

Quelle part de rationalité quand nous parions ?

Idéalement, le parieur devrait être un acteur parfaitement rationnel, cherchant exclusivement à maximiser ses profits. Il faut ainsi apprécier l’influence de l’irrationalité susceptible de nous faire commettre des erreurs d’évaluation, à cause de ce qu’on appelle les biais cognitifs. Cette forme de lucidité nous permettra de mieux nous concentrer sur les informations essentielles.

Ainsi éprouvons-nous tous une forme d’aversion au risque, à cause duquel nous réduisons les risques de perte, quitte à passer à côté d’un gain supérieur.

L’expérience de jeu et de gains déjà engrangés crée chez nous un point de référence, qui fait que nous resterons plus ou moins stoïques face à une perte ou un gain qu’on peut considérer comme minime.

La perte est émotionnellement plus dévastatrice que le gain ne serait réparateur. Nous fuyons les gains incertains, et recherchons les certitudes qui nous confortent. Il faut, par conséquent, veiller à maîtriser ses émotions.

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