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Les évolutions de la médecine apportent sans cesse de nouveaux termes techniques qui permettent de mieux identifier des pathologies. Ceci est indispensable pour poser un nom sur une limite ou une différence et pouvoir ainsi contribuer au mieux-être des personnes qui en souffrent. Les troubles « dys » sont emblématiques de cette nouvelle dynamique qui tente notamment de définir les limites à l’apprentissage et ainsi adapter les structures d’encadrement.

La dyspraxie, comme la plupart des troubles « dys » ne se soigne pas. Cependant, il est important de pouvoir identifier rapidement les premiers signaux qui manifestent sa présence chez un enfant. En effet, seul une adaptation des enseignements à l’école mais aussi des pratiques domestiques peut permettre à ceux qui en souffrent de ne pas se sentir mis à l’écart parce qu’ils ne réussissent pas là où les autres enfants évoluent rapidement. Voici donc un article traitant des symptômes dyspraxie.

Les signes précurseurs de la dyspraxie

La dyspraxie est définie comme un trouble des apprentissages qui empêche l’enfant qui en souffre d’évoluer sereinement dans son évolution personnelle mais aussi et surtout dans le cadre scolaire. La dyspraxie se décline sous une multitude de formes mais elles ont toutes en commun d’occasionner des difficultés de coordination gestuelle et donc de limiter les capacités des enfants à réaliser des mouvements complexes.

Pour les parents, il est donc important de rester attentif à l’apparition de certains troubles qui peuvent, selon les cas et les types de pathologie, apparaître de manière très précoce. Les premières acquisitions comme l’habillage en autonomie, le laçage des chaussures, se coiffer ou préparer son cartable sont en général l’occasion de repérer les enfants souffrant des symptômes dyspraxie. Mais c’est le plus souvent à l’école qu’ils sont repérés avec certitude.

La dyspraxie à l’école

Les symptômes dyspraxie ont pour effet notable d’empêcher une bonne part des apprentissages scolaires. L’écriture, la lecture ou la manipulation des outils de géométrie par exemple sont souvent des défis demandant un grand effort de concentration à l’élève. Il en sort généralement épuisé. Dans la cour, l’enfant dyspraxique peut aussi souffrir d’isolement car il n’est pas très intéressé par les jeux de balles ou les billes, toutes activités obligeant à une bonne maîtrise gestuelle.

Pourtant, les enfants qui souffrent de dyspraxie raisonnent logiquement et n’ont pas de problème moteurs. C’est ce qui rend le diagnostic pas toujours aisé pour les parents et les professeurs. Néanmoins, une présentation brouillonne des cahiers, des dessins pauvres et mal structurés ou encore des difficultés à s’orienter dans l’espace ou à se retrouver dans les pages d’un dictionnaire sont autant d’indices qui doivent vous faire consulter rapidement un spécialiste.

Diagnostiquer la dyspraxie

En cas de doute, on vous conseille donc de vous orienter vers votre médecin traitant qui pourra ensuite vous aiguiller vers des praticiens plus spécialisés. N’hésitez pas à vous renseigner si les difficultés constatées perdurent car ignorer les symptômes dyspraxie peuvent induire un retard important dans les apprentissages s’il n’est pas mis en place un vrai dispositif de soutien autour de l’élève. Un bilan complet sera donc souvent nécessaire.

Il existe des centres référents, dans laquelle des équipes pluridisciplinaires officient qui permettent de réaliser des diagnostics complets. Pédiatre, neurologue, psychomotricien, ergothérapeute, orthophoniste, tous ces praticiens permettent d’avoir une vision globale des troubles mais également de s’assurer que ceux-ci ne sont générés par d’autres affections. C’est aussi une bonne opportunité de détecter d’éventuels troubles associés, notamment un déficit d’attention ou un manque de confiance en soi.

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