SuperOlive dévoile son champ de mines


Extrait du blog de M. SuperOlive, qui m'a bien amusée avec sa visite chez la gentille dermato pleine de tact...

ll y a quelques jours, j'ai effectué ma première visite chez le dermatologue pour faire vérifier mes grains de beauté dont la nature m'a copieusement arrosé l'enveloppe corporelle.
J'arrive à l'heure, ce qui n'est pas le cas d'une jeune femme qui arrive après moi. Elle se fait proprement mais fermement remettre les pendules à l'heure par le médecin.
La dermato (c'est une femme) : "Je vous ai attendu, vous aviez RDV à 9h00 Mlle Truc, reprenez RDV un autre jour".
Bon, rien d'anormal, mais dans le ton et les propos on sent que ça ne rigole pas du tout!


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Entendu, noté, rapporté


Extrait du blog Entendu à Paris, quand les parisiens ont les oreilles qui traînent...

Dans le bus rue Richelieu, un petit garçon à sa mère :
- Maman, regarde, des Sarkos !
- Non mon chéri, ce sont des policiers.
Entendu par Remartin

Dans le bar Le Cochon à l'Oreille, rue Montmartre, une femme au comptoir se rend compte qu'on ne lui à pas servi la 1664 promise mais une Leffe. Le patron lui fait remarquer qu'elle aurait pu s'en rendre compte avant d'avoir bu la moitié du brevage. Elle répond :
- J'm'en suis rendu compte parce que j'ai arrêté de parler. Mon cerveau s'est remis en route.
Entendu par Elodie

Dans le métro, une dame demande à un jeune qui écoute son lecteur mp3 :
- Est ce que vous pourriez baisser s'il vous plaît ?
- Non, moi j'aime écouter fort.
Entendu par Morgane

Lien blog : Entenduaparis

 


 

Mes grèves à moi


Extrait du blog de Chouquette, une jeune maman bien sympathique qui adore surfer et écrire quand ses petits lui en laissent le temps, et en ce jour de reregrève son coup de gueule est rigolo à lire...

Mais pourquoi tout le monde s'en fiche ?!! J'ai l'impression que mes grèves à moi n'intéressent pas grand monde...
Il y a un an j'ai fait la grève de la cigarette : fi-ni ! plus une seule cigarette ! Et qu'est ce que j'ai constaté : qu'il y avait encore et toujours des fumeurs autour de moi : mon combat (soupirer dès que quelqu'un sort une cigarette ;-) ahah) n'avait apparemment pas porté ses fruits.
J'ai également fait la grève du MSN. Oui, comme ça, il y a trois mois, j'ai tout supprimé, mes comptes, mes contacts... enfin j'ai CRU que j'avais tout supprimé, mais une partie de moi a dit "non, on ne sait jamais..." et je me suis reconnectée un mois après, débloquant mes contacts les uns après les autres et constatant avec effroi que pendant ce temps-là, aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun de mes contacts n'avait fait la grève; depuis un mois ils continuaient, dans mon dos, à "tchater" entre eux. J'ai été déçue.
Je me souviens aussi de toutes ces batailles que j'ai livrées : la grève du 3ème enfant (il est né en fevrier dernier, un vrai ptit ange), la grève du téléphone portable (mais pas des textos), la grève de "la voiture pour aller chercher les enfants à l'école" (sauf que quand il pleut, on est bien obligé de protéger le pauvre tout- petit de ces vilaines gouttes) et j'en passe...
Et à chaque fois, la même chose; personne ne m'a suivi. Je crois pourtant que mes grèves sont utiles car elles pourraient faire avancer les choses... Mais je viens de comprendre : je ne mènerai jamais à bien mes grèves car... je suis trop SENSIBLE !

Oui, finalement, je crois bien que c'est ça, trop sensible : j'aurai trop de peine à empêcher les autres de fumer, de tchater, de faire un 3ème (!), de téléphoner, de prendre leur voiture par temps de pluie...
Alors comment font-ils, ceux qui bloquent le pays pendant des journées entières à chaque début de rentrée scolaire, qui obligent certaines personnes -qui gagnent souvent à peine moins qu'eux- à prendre un RTT, ou un congé payé car ils les empêchent de se rendre à leur travail; qui paralysent les universités et désorganisent par leurs actions le calendrier universitaire...

Lien blog : Je, tu, ils, Elles surfent...

 


 

On l'a bien cherché


Extrait du blog de l'Enervé, professeur de Sciences dans l'Enseignement Supérieur.

"Les élèves français tout juste dans la moyenne. La France peut mieux faire pour ses élèves, qui reculent encore dans le classement de l'enquête internationale sur les savoirs acquis en sciences, en maths et en compréhension de l'écrit."
Voici ce que l'on peut lire sur le site de Libération, qui cite l'étude "Pisa" menée par l'OCDE.
Ben oui, nous l'avons bien cherché: à force de procéder à des réformes débiles sans queue ni tête, à force de faire inspecter les instits et les profs par des inspecteurs qui n'ont pas mis les pieds dans une salle de classe depuis 10 ans, à force de faire rédiger les programmes de physique de 5ème par des types sortis de Normale Sup, pour qui le monde tangible n'est que la manifestation émergente du principe d'exclusion de Fermi-Dirac et qui ont sans doute les plus grandes peines du monde à utiliser la fonction d'onde de Schrödinger pour faire tourner la clé dans la porte de leur appartement, nous y sommes arrivés.
(...)
Maintenant, ces jeunes, je les récupère en école d'ingénieur, à Bac + 3. Ils ne savent plus faire une règle de trois. Ils ne savent plus calculer l'aire d'un triangle ou d'un trapèze, parfois même pas celle d'un cercle. Avant, on savait ça après la 5ème. Maintenant, je dois le leur apprendre quand ils ont 21 ans. Pourtant, je continue de les "vendre" aux employeurs comme les meilleurs de leur génération. Et le pire, c'est que c'est presque vrai. Ce sont ces étudiants, qui ne savent pas calculer le volume d'un cylindre, qui vont faire les calculs de conception des réseaux d'eau potable, des réseaux d'assainissement, des stations d'épuration de vos villes. J'ai plein d'anciens élèves qui travaillent chez Veolia, Saur, Degrémont...
Ils ne savent plus rien faire? Ce n'est pas grave, prétendent la moitié de mes collègues: leur boulot ne sera pas de faire les choses, mais de les faire faire aux autres. Eux, ils aligneront les chiffres dans une feuille Excel pour estimer le coût des projets et passeront un jour directeurs de filiale. Comme me le disent mes collègues, "tu crois que leurs chefs comprennent mieux qu'eux comment coule la flotte" ? Merci les gars, sacrée consolation.

Vous avez peur? Moi aussi.

Lien blog et billet complet : L'énervé de service

 


 

Pardon de vouloir vivre...


Extrait du blog de Catherine, maman de Yoan.

Le comportement de Yoann est parfois atypique même si Yoann sait être poli et bien se tenir à l'extérieur.
J'aimerais être un peu plus cool, et pouvoir aller partout avec Yoann. Ne pas me poser la question de l'accessibilité, ne pas me poser la question de la place, la question de la grandeur des toilettes, etc !
J'aimerais ne pas être obligée de dire à notre interlocuteur que Yoann sait parler et qu'il comprend tout, comme si je devais lui donner une légitimité.
Ne pas m'excuser à chaque fois que je veux passer dans certains endroits avec le fauteuil.
Ne plus avoir le sentiment d'embêter les gens avec le handicap.
J'aimerais ne pas avoir le sentiment de faire l'aumône auprès d'organismes divers et variés, quand Yoann a besoin d'aides techniques.

Je suis désolée de vous embêter avec mes histoires mais j'ai besoin que vous sachiez que Yoann n'a pas choisi de naître handicapé !
C'est très frustrant de ne pas se sentir à sa place, c'est très frustrant d'être obligé d'attendre des lois en faveur des personnes handicapées, c'est très frustrant de voir que nos droits ne sont pas respectés.
Pardon de vouloir prendre le bus, pardon de vouloir investir les bancs des écoles, pardon de vouloir aller au théâtre, au cinéma, pardon de vouloir avoir un travail, pardon de vouloir faire du sport, de vouloir bénéficier des animations...

Lien blog : Infirmité Motrice Cérébrale Planète Orange

 


 

Bousculons nos sens


Extrait du blog de Memorandhomme. Mesdames, du calme ! Voilà un style littéraire que j'aime beaucoup, et des récits qui ne laissent pas indifférents.

Si je croise votre chemin, vous ne me remarquerez sans doute pas.
Si vous êtes une femme, vous remarquerez peut-être mes mains. Des mains de pianiste à ce qu'il paraît.
Si vous êtes sensible à l'élégance masculine, vous apprécierez peut-être la façon dont je m'habille. J'y passe du temps.
Si vous êtes sensible à la voix, vous aimerez peut-être mon timbre, ma façon de poser les mots. Bien entendu je déteste ma voix.
Généralement, cependant, vous ne me remarquerez pas. Je serai pour vous cet homme anonyme, un visage de plus dans la foule, un dos déjà oublié.
L'endroit où vous me remarquerez sera cet espace confiné où il y aura moi, et vous.
Dans cet espace où il y aura votre corps et le mien.
Certes, vous m'aurez choisi.
Certes, vous m'aurez convié.
Mais c'est à ce moment-là que vous me verrez tel que je suis.
C'est à ce moment-là que vous saurez à quel point je peux être l'opposé de cet homme civilisé et soigneusement habillé que vous auriez à peine remarqué la demi-heure avant.
C'est là que vous comprendrez que mon langage est celui de la peau.
La vôtre et la mienne.
C'est en bousculant vos sens, en saisissant vos reins, en envahissant votre corps, en noyant votre visage sous la pression de mon épaule que je serai l'homme que je n'ai jamais cessé d'être.
C'est en dévorant chaque parcelle de vous, en humant chaque parfum et chaque odeur, en lapant chaque goutte de vos fluides les plus intimes que je vous connaitrai, et que vous me connaitrez.
C'est en heurtant nos corps, en mêlant nos souffles et nos râles, en fouaillant à l'intérieur de nos orifices que nous toucherons du bout de nos doigts souillés la nature de ce que nous sommes.
C'est à ce moment-là, au moment où vous et moi serons perdus, que vous saurez qui je suis.
Un homme heureux. Un homme à vous.

Lien blog : Memorandhomme

 


 

Souvenirs d'une année impudique


Extrait du blog d'Ada, qui nous offre un beau voyage tumulteux dans une autre année, un autre siècle déjà, qui vous pousseront peut-être à vous remémorer vos propres années folles...en attendant de vivre celle qui commence.

1996 est mon année la plus impudique, la plus outrée. Je me suis cherchée un peu partout. Je suis entrée dans un jeu que je croyais être de l’amour mais qui avec le recul ressemble plus aux déboires de l’amour propre.
Nous avons fait durer ça presque un an. Un an pour se déchirer, se comprendre, aller au bout de soi-même, des ses désirs, de ses ambiguités, de ses lâchetés aussi.
Des cris, de la vaisselle cassée. Des ventres noués, des mensonges, des silences aussi. J’ai goûté aux affres de la jalousie puis de la dispersion, et je n’ai pas du tout aimé ça. Je n’ai pas du tout aimé ce moi là. Je n’ai pas vraiment envie d’en parler. Avec le jugement à la fois compatissant et sans appel que je peux avoir sur moi-même, je trouve ça peu reluisant.
Avec le recul, je me rends compte malgré tout que cette année miévro-dramatique a été capitale dans ce que je suis devenue. Il fallait aussi en passer par là. Pourquoi ? Voilà une question à laquelle je n’ai toujours pas répondu, c'est celle de la découverte douloureuse de l'altérité je présume.

Je n’ai envie de garder de cette année-là que le piquant d’un coup de soleil sur les seins attrapé de manière totalement inattendue dans les eaux baignant la Bretagne, le vélo, la sensation de liberté au bord de la rivière du Krach, les émouvants menhirs de Carnac et la tendre sollicitude d’un ami qui, peut-être sans le savoir m’a aidée à retrouver le nord. Ou plutôt le sud. Je ne veux pas non plus oublier les pyjamas à fleurs et l’écoute bienveillante que m’a prêtés mon amie A. pendant les deux trois jours que j’ai passés chez elle à pleurnicher.

Lien blog : Iles on l'on ne prendra jamais terre

 


 

2008 : une étendue de neige vierge


Extrait du blog de la Griotte, afin de vous donner un bel élan et de l'enthousiasme pour cette nouvelle année !

J'aime l'idée de commencer une nouvelle année.
D'envisager son inconnu comme la source possible d'évènements agréables.
Elle s'étale comme une étendue de neige que personne n'a encore foulée...Vierge. Disposée à recevoir nos projets, à prendre forme sous nos actions, à se modeler de souvenirs au fil des jours...

Pour ces raisons, je commence toujours une nouvelle année par un bon pas, franc et enthousiaste, qui j'espère donnera le ton à tous ceux qui suivront...

Lien blog : La Griotte croque son blog est de retour, j'en suis heureuse !