PARTAGER

« Vous n’en reviendrez pas », qu’il disait ! Et de rajouter, avec un sourire, « Rejoignez donc l’Allier« . Mon frère avait passé toute sa vie dans une grosse agglomération. Et sans doute y serait-il toujours, s’il n’avait pas fait cette extravagante rencontre. Bien sûr il s’était toujours senti très proche de la nature et se sentait même un peu écolo. L’homme était, lui, un agriculteur, approchant de la soixantaine, que mon frangin avait rencontré à Paris, ce n’est pas banal, au salon de l’agriculture, ça l’est un peu plus. Autant vous dire que le courant est assez rapidement passé. Et après deux ou trois canons, l’affaire fut réglée.

L’Allier, une drôle d’idée ?

Tout le monde connaît le phénomène d’exode rural, qui conduisit les campagnes à se vider. Depuis les années 1970, on constate un phénomène inverse, bien que moins important. C’est dire que les nouvelles exigences de la vie citadine ont conduit à maintes dépressions et à une fuite bien compréhensible devant ce danger. L’Allier connaît, d’ailleurs, un léger regain d’intérêt. Comme peut, d’ailleurs, en témoigner la démographie de sa préfecture.

Ce retour à la nature n’a donc rien d’incongru, et mon frère le savait bien, lui qui en rêvait depuis toujours. Grace à l’aide de son nouvel ami, et les formalités auprès de la SAFER passées, il lui fut facile de trouver son lopin de terre à faire fructifier.

Résultat des courses

Mon frangin, aujourd’hui, se porte véritablement comme un charme. Sa nouvelle vie lui a réellement réussi. Le calme de la campagne lui permet d’avoir totalement oublié toute sensation de stress. Et puis, fini les transports en commun et les heures perdues dedans. Il a, désormais, fondé sa propre petite famille avec une habitante de la crue. Et alors qu’on donne souvent à la ville l’avantage d’être proche de toutes les commodités, force est de constater que pas grand-chose ne lui manque dans son petit paradis.

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here