Extrait du blog de José Ferré

Le salaire mensuel de Nicolas Sarkozy est porté à 19.000 Euros brut (selon la Tribune et Le Monde, net selon Libération et le Nouvel Obs), ce qui doit correspondre à quelque 14.000 Euros net, si l'Etat paie des charges sociales normales. A cela, il convient d'ajouter que, le temps de son mandat, le Président est logé, nourri, blanchi, transporté, bref, entièrement pris en charge aux frais de la République. Tout travail mérite salaire et celui-ci est un gros et lourd travail. Ce salaire doit correspondre à celui d'un cadre dirigeant d'une PME de 500 salariés. Rien à redire, donc. Sinon sur la forme.

Moins clair : existe-t-il encore des “fonds secrets“, ces importantes sommes en liquide gérées dans l'opacité la plus totale, qui permettaient aux Présidents précédents de financer des missions plus ou moins discrètes, d'arrondir les fins de mois de certains collaborateurs pas toujours bien payés par ailleurs, voire de financer une partie de leur train de vie ou celui de leur famille ? Il semblerait qu'il aient été supprimés sous le mandat de Jacques Chirac. Est-ce sûr ?

Sur la forme : une hausse de salaire de 140% par les temps qui courent est, disons, peu courante et pas très adroite, ni même très à gauche :). Sa justification, par la comparaison avec le salaire du Premier Ministre relève de la cour d'école.
Il aurait été de meilleure pédagogie de rappeler ce qu'est l'échelle de salaires dans la fonction publique et élective, par comparaison avec ce qu'elle est dans le privé.
Dans le privé, l'échelle des salaires et traitements doit être aujourd'hui de 1 à 500 (le plus gros revenu doit être, tout inclus, 500 fois supérieur au plus petit) ; dans le public, l'échelle doit être, sauf exception (quelques hauts fonctionnaires des Finances), de 1 à 20 ou de 1 à 25.

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