Nouvelle de l'été - L'INTEGRALE (enfin)


Voici enfin la nouvelle de l'été, cadavre exquis qui a circulé de blog en blog pendant quelques semaines, ici dans son intégralité. Je l'ai commencée et terminée. Toute la trame, l'intrigue, les rebondissements, c'est vous.

J'ai passé du temps à la relire, et j'espère que vous ne m'en voudrez pas, à l'épurer, clarifier certains paragraphes, corriger des répétitions, pour qu'elle soit agréable à lire et claire.

Le début est digne d'un Harlequin, mais très vite, elle prend un petit air de James Bond, 24 heures chrono, les rebondissements s'amplifient, le suspense devient insoutenable, des touches d'humour, de trahison, de complots et de sexe relèvent le tout, bref du beau travail d'équipe.

J'espère retenter un jour l'expérience avec d'autres blogueurs qui ne sont pas intervenus, et ceux qui ont aimé y participer.
Reste plus qu'à nous trouver un éditeur, ou un mag intéressé, je compte sur vous si vous aimez cette nouvelle pour faire sa promo, et proposer un titre dans les commentaires.
C'est long comme..une nouvelle, mais prenez le temps, ça vaut le détour, dans le train ou à la pause café c'est nikel.
C'EST PARTI :

Adossée contre un arbre, dans le square où elle s'est réfugiée, Suzanne rumine sa rancune. Même le soleil qui veut lui faire croire que tout va bien l'exaspère. Avec hargne, elle explose sa boîte de tic-tac sur le sol, et les points oranges et verts s'éparpillent dans mille directions.
En retard, sa meilleure amie est en retard. Comme toujours. Sa meilleure amie ? Suzanne commence à se poser la question.
Pendant des années, Céline, la belle Céline l’a fascinée. Elle était son modèle, quasiment son icône. Suzanne essayait maladroitement de l’imiter en tout et en moins bien. Forcément. Céline était inimitable, elle le savait, et elle en profitait.


A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante.
Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle.

Toutes ses pensées sont encore tournées vers la nuit dernière, moment magique où il la couvrait de ses baisers tendres, parcourant tout son corps, parcelle par parcelle, de sa langue langoureuse lui glissant dans le cou, de sa bouche charnue, lui mordillant les lèvres. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti une telle sensation avec un homme, elle ne contrôlait plus son corps avec lui, elle lui appartenait.
En repensant à ces moments sensuels et charnels, elle ressent un large frisson en ricochet sur l’intégralité de la surface de sa peau. Chaque minute passée à ses côté lui paraissent tellement courtes, mais l’heure n’était pas à celles des souvenirs, ni des bons moments, elle allait rentrer dans une ère de chamboulements.
Son dernier tic tac rescapé fut brusquement explosé par sa mâchoire.
Le goût sucré de son dernier tic tac lui rappela encore sa folle nuit d’amour. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Une douce torpeur l’envahit.
Ses pensées furent brusquement interrompues par l’incessante vibration qu’elle sentait à l’intérieur de son jean. Son portable. Un nouveau message venait d’arriver.
En voyant le nom qui apparut, son coeur se mit à battre la chamade. Jonathan, l’homme avec lequel elle vivait. A lui aussi elle devrait briser le cœur ce soir. Puis, en pensant à comment annoncer la nouvelle à celui qui venait, le matin même, de lui livrer la plus belle gerbe de roses thé, un autre message arriva. Arnaud.
Elle appuya sur la touche Lire, puis ces mots apparurent : annule tout, je te quitte.

Deux ruptures dans une seule journée. Quitter et être quittée. Elle ressentait de la culpabilité à l’égard de Jonathan et du chagrin à cause d’Arnaud.
Mais elle éprouvait également un vrai sentiment de libération.
Elle pourrait désormais arrêter de jongler avec les emplois du temps et les mensonges. Elle pourrait exister autrement que dans le désir des autres.
La liberté se paye souvent du prix de la solitude : elle le savait et était prête à payer. Cash. Elle envisageait avec volupté des journées d’insouciance et d’égoïsme, des nuits passées à apprécier le silence et à s’étendre en travers du lit. Se recentrer sur soi et ne plus se partager. Pour être, plus tard, de nouveau disponible. Pour qui ? Pour quoi ? Il était délicieux de laisser ces questions en suspens…

Soudain, elle aperçoit la silhouette de Céline, dont le retard dépasse maintenant les vingt minutes.
Je l’avais presque oubliée, pensa Suzanne. Qu’est-ce-que je lui dis maintenant? Que j’ai passé la nuit la plus merveilleuse avec son mec, mais que c’était purement sexuel donc no problem? Ou bien que son mec est vraiment pas un bon coup et que je le lui laisse, plus vache ça!
Ou bien la gentille Suzanne va encore fermer sa gueule devant sa supposée meilleure amie, bougonne-t-elle, intérieurement, car Céline est déjà là devant elle :
« Salut ma belle! » s'exclame joyeusement son amie…
-”lut”, répondit Suzanne qui ne cache pas son mécontentement.
Pourtant, Céline n’y fait même pas attention, elle a l’air ailleurs.
Elle arbore un sourire béat et ses yeux pétillent de mille feux. Elle vient à la rencontre de Suzanne et ne s’excuse même pas de son retard.
Il est vrai qu’avec elle, c’est une habitude de ne pas arriver en temps et en heure. Séduisante comme elle est, personne ne lui en tient rigueur, il lui suffit d’un regard pour effacer toute rancune.
-"Ben t’en fais une tête”, lance Céline.
Silence…
-"Allez, viens, allons nous promener”, dit-elle, tout en faisant demi-tour sur ses talons.
Par mégarde, en se retournant, Céline fait tomber une lettre de sa poche. Suzanne qui lui emboîte le pas s’abaisse pour la ramasser, et, d'un coup d’oeil, visualise l’adresse de l’expéditeur : Jonathan.
SON Jonathan.
Son sang ne fait qu’un tour. Fébrilement, elle tire le papier hors de l’enveloppe et lit son contenu.
Une simple phrase, quelques mots griffonnés à la hâte: “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”.

Tout se met à tourner autour de Suzanne, ses oreilles bourdonnent, des points noirs dansent devant ses yeux et mille scénarios défilent dans sa tête.
Elle court alors derrière Céline, l’attrape par le bras et l’oblige violemment à se retourner.
Elle brandit la lettre sous ses yeux et lui hurle : -” Tu peux m’expliquer? TU PEUX M’EXPLIQUER?”
Le sourire de Céline s’efface immédiatement, elle pâlit et se met à balbutier :
-"C’est… c’est pas facile à… à te dire… Ne m’en veux pas… Je n’ai pas eu le choix… Je devais le faire… Je devais…”
Et elle se met à sangloter comme un enfant.
Suzanne n’avait jamais vu Céline dans cet état. Perdue, elle hésite sur la conduite à adopter.
Consoler son amie ou la pousser à livrer ce secret qui semble si terrible.
Elle se sent tiraillée entre la détresse de son amie, et ses interrogations devant ces mots : “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”.
Elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient signifier, elle ne comprenait pas. Céline était-elle déjà au courant de leur petite aventure, à Arnaud et elle? Était-ce un jeu entre eux?
Ou alors l’état de Céline n’avait rien à voir avec la nuit qu’elle, Suzanne, avait passée à la trahir, et y avait-il un problème bien plus grave?
Suzanne prit le parti de consoler son amie, en se disant qu’elle ne parviendrait à en apprendre plus sur cette lettre que d’une Céline calmée.
“Ce n’est sûrement pas si grave, tu sais… Tu peux m’expliquer, je ne te jugerai pas”, lui dit-elle. Elle n’était pas sûre de ses paroles. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds.
En même temps, elle avait elle-même été une amie plutôt imparfaite, dans la situation, donc elle n’était pas dans la meilleure position pour porter un jugement.
Cependant, les larmes de Céline ne se calmaient pas, elle était secouée de sanglots, ne parvenait plus à parler. Suzanne était de plus en plus intriguée.
Elle, qui, quelques instants plus tôt se réjouissait de sa liberté retrouvée, se sentait comme prise au piège, et ne savait même pas expliquer pourquoi.

Comme elle ne peut rien tirer de Céline, elle s’éloigne un instant. Elle a besoin d’une explication.
Elle sort son téléphone, et appelle Jonathan. Il décroche quasi instantanément.
« Ah… j’allais t’appeler … » lui dit-il d’une voix sombre,« on peut se voir ce soir? J’ai un truc à te dire… ».
« Dis-le moi maintenant, j’ai prévu de voir Agathe ce soir, j’ai eu un mail d’elle tout à l’heure» répond sèchement Suzanne.
« A vrai dire … Agathe et moi voulions te voir … »
« ça veut dire quoi Agathe et moi ? » demande Suzanne, avec moins d’assurance.
« Nous voulions te voir pour t’annoncer que nous allons nous marier … nous n’avons pas voulu le faire par téléphone, mais là je pense que je n’avais pas le choix … je voulais aussi te …»
Suzanne avait déjà raccroché, mais son téléphone était resté collé à son oreille, puis avait glissé dans son sac, en même temps qu’une larme. Elle était incapable de réfléchir, elle sentait comme un vide autour d’elle.

La main de Céline posée sur son épaule vient la tirer de ce vide, elle se sent moins seule, presque rassurée à l’idée que Céline aura encore plus mal qu’elle à l’annonce de cette nouvelle qu’elle ne veut pas garder pour elle.
« Jonathan vient de m’annoncer qu’il va se marier avec Agathe ».
« Oui je sais » répond Céline en caressant les cheveux de Suzanne, semblant vouloir la consoler.
Comme électrocutée par la main de son amie, Suzanne fait un bon en arrière. Elle ne comprend plus rien, a l’impression que tout bascule.
« Mais alors la lettre, la lettre de Jonathan, qu’est ce que ça veut dire ? »
« Nous avons juste eu une aventure, qu'on ne voulait plus cacher, par respect pour notre amitié, maintenant qu’il se marie avec Agathe et qu’Arnaud m’a demandée en mariage ce matin même ».

- Mais quelle bande de pignoufs ! s’exclame Suzanne et sur ce, elle plante là cette chignarde de Céline.
Son instinct de survie l’emporte enfin sur toute émotion. Exit Arnaud le chaudard, exit Céline le faux jeton, exit Jonathan le goéland, exit Agathe la petite joueuse.
La brise lui chatouille les jambes.
Du haut de son échafaudage un ouvrier la siffle gentiment. Suzanne accepte le compliment d’un sourire.
Décidément, c’est une belle journée qui commence…


« Son téléphone, vibre. Revibre. Et une troisième fois. Mais Suzanne ne regarde pas le nom qui s’affiche sur l’écran de son portable dernier cri. Elle préfère sourire, simplement mais durement.
Dans sa tête, seul le mot vengeance résonne, vient taper contre sa boîte crânienne, à chaque seconde plus fortement, au fur et à mesure que son plan machiavélique se met en place.
Oui, c’est une belle journée.
Car Suzanne sait, que quelque part, elle en sortira gagnante.
Son amour pour Jonathan, Arnaud ou encore Céline (et même celui pour les tic-tac) s’est transformé en haine. Et maintenant, elle sait. Elle sait. Elle va le faire.
Arrivée au coin de la rue des roses, elle aperçoit, a LEUR table, au café Le petit noir, Arnaud.
Il est là. fidèle au poste. Et c’est par lui que son plan va commencer à se mettre en place.

« Salut Arnaud! »
Et alors que l’objet de tous les désirs, le mâle tant convoité, le Tic-Tac ultime, se retourne à l’appel de son prénom, celui que Suzanne aime tant murmurer, crier sur ou sous l’oreiller, elle réalise non seulement qu’elle aurait dû refuser le plat du jour ce midi à la cantine, la petite tomate farcie à l’ail de Garonne, mais encore qu’une jeune et jolie brunette sort du Petit noir, et enlace le cou d’Arnaud, avant de déposer un baiser suggestif au creux de son oreille.
Or elle sait qu’Arnaud ne répond plus de rien quand il a une langue fourrée jusqu’aux portes de son tympan.
La scène qui s’offre à Suzanne est d’une jouissance extrême, puisque la première vengeance lui est servie sur un plateau…
En effet, le barman qui venait de servir la table d’à côté, se retourne, et… aperçoit sa dulcinée, qu’il croyait être sienne pour la vie, en train de ramoner l’intégralité du système otorhino-laryngologique du bel Arnaud.
Le sang de ce vaillant Umberto ne fait qu’un tour, il assène un grand coup de plateau sur la nuque de sa belle brunette Tatiana.
Sous le choc, les dents de sa fiancée ont suivi le même chemin que les tic tac de Suzanne, sauf une, qui vient se greffer, tel un piercing, sur le pavillon gauche, celui du cœur, d’Arnaud.

D’un geste rapide, elle dégaine son IPhone 3GS, et en deux clics, discrètement, photographie à la fois le baiser auriculaire torride, et la riposte au plateau du barman, qu’elle se garde au frais, au cas où…
Un autre clic, et la première photo est postée sur twitter, et sur son wall Facebook, et pour être certaine de ne pas louper l’affaire, en mail à Céline.
Arnaud ne peut être à moi ? Il ne sera en tout cas pas à elle.
“je suis ta meilleure amie”, dit le mail, “tu comprendras que je ne pouvais garder sous silence que ton mec te trompe, le jour même où il te demande en mariage”.
Ah ! Qu’elle était retorse, pense-t-elle. Et complètement salope, aussi.

Juste à côté de la table où Arnaud se massait désormais l’oreille gauche, cherchant à en extraire la dent,un homme brun réprime un petit sourire.
Bel homme, un peu trop bien habillé quoique décontracté, il ne laisse pas les femmes indifférentes. Son regard croise celui de Suzanne qui vient de commettre son forfait et qui rougit légèrement.
Elle lui plaisait décidément bien cette petite… Dommage… ou bien ?
Car Dimitri n’était pas n’importe qui : membre de la mafia russe, il avait pour habitude de régler les problèmes des autres à coup de révolver ou d’accidents fâcheux, avec une nette préférence pour le décrochage de l’ascenseur, ce qui l’ennuyait bien dans la résidence pavillonnaire où il sévissait actuellement en situation de pré-opération commandée.
On le payait fort bien pour son job et il vivait plus qu’à l’aise.

En tous cas, la mère d’Arnaud qui voulait garder son fils pour elle toute seule, et uniquement toute seule, payait très très très bien… Et c’était une femme qui avait le bon goût d’avoir un compte en banque aux Iles Caïman ! Comme lui…
Et personne ne pouvait soupçonner combien Mme Mère avait un esprit machiavélique. Dimitri n’était pas seulement payé pour faire un éventuel “ménage” !
Elle le payait aussi pour espionner Arnaud, travail facile pour Dimitri, puisque qu’Arnaud ne savait pas résister à la tentation. Mais elle passait également son temps à envoyer des “tentations” à son fiston !
Il y avait les “vraies”, Céline, Suzanne. Puis les fausses comme Tatiana, des petites minettes payées par Mme Mère pour allumer Arnaud, ce qui n’était pas bien difficile.
Dimitri prenait des photos, montait des dossiers.
Mais ça ne s’arrêtait pas là : Mme Mère avait un plan, et un bon. Son rêve était que toutes ces femmes qui voulaient lui voler son fils finissent par s’entretuer entre elles, et bon débarras !
Évidemment, elle en sortirait blanche comme neige, gardant son fiston sous sa coupe.
Et qui plus est, elle ferait l’économie du tueur à gages, le fameux Dimitri, radine quand même, la vioque !
Dimitri était chargé de surveiller tout ça, et d’intervenir au cas où les demoiselles ne faisaient pas bien le ménage entre elles.
Mais il connait la vie Dimitri, il sait bien que Mme Mère rêve un peu trop, qu’il faudra bien qu’elle en passe par lui et ses ascenseurs, et qu’elle s’occupe de remplir son compte aux iles Caïmans !
Pauvre Mme Mère ! Elle ignorait que ce petit jeu allait se retourner contre elle !

Le visage de M. Jean était fermé, le regard fixe. Il était en colère, froide la colère, calme, la pire.
Le ministre lui avait tapé sur les doigts, et ça, il n’aimait pas.
Une jeune femme pénétra dans son bureau. Tatiana, lèvre tuméfiée, nez explosé, avait perdu de sa superbe. Elle s’avança, suivie de prêt par Arnaud, un pansement sur l’oreille, ce qui lui valut le surnom de Van Gogh.
Dans ce métier tout le monde avait un surnom.
M. jean regarda son monde et commença : « Ce matin, j’allume mon ordinateur, et voici ce que je vois… »
Il appuie sur une télécommande, et une image apparaît sur le mur. La qualité n’est pas très bonne, certes, mais l’on reconnaissait sans erreur Arnaud et ce qui fut la belle Tatiana, le coup de plateau fatal, et des dents qui volent. Pas très long, mais suffisant pour être embarrassant.
« Comme vous pouvez le voir, nous comptons des amis toujours prompts à nous renseigner sur notre personnel. Messieurs, Madame, je pense que depuis le Rainbow Warrior, les services secrets français n’ont jamais été aussi ridicules ! M. Arnaud, je vous envoie enquêter sur un russe mafieux, pour voir si par hasard ce ne serait un agent ennemi à la cause de la France, et vous vous prenez pour James Bond en mettant chaque soir une femme différente dans votre lit… »

Tatiana regarde Arnaud d’un air surpris. Celui-ci esquisse un petit sourire en haussant les épaules d’un air gêné. La claque lui explose droit ce qui lui reste d’oreille. « Salaud » murmure-t-elle sèchement .
« Calmez-vous, Tatiana. En ce qui vous concerne, alors là j’avoue que c’est très fort. On vous demande juste de découvrir qui est cette nouvelle madame Claude qui commence à sévir dans la haute société, et là, le nom que vous me donnez ne cesse de m’interpeller. Je viens tout juste de comprendre. Il s’agit de votre mère, Arnaud !
Pire, il semblerait que cette dernière vous fournisse du bétail à votre insu, puisque que je vous retrouve dans les bras, ou plutôt dans la tête de la charmante Tatiana, elle-même petite amie de notre mafieux que vous êtes censé surveiller. D’où le coup de plateau salvateur ! Pour finir, ce cher Dimitri, puisque tel est son nom, est en rapport régulier avec votre mère »
Décrire la tête d’Arnaud est quelque chose d’impossible, malgré sa richesse, la langue française ne possède pas l’adjectif adéquat ! Il s'est littéralement transformé en statue de sel, la bouche ouverte…
M Jean ajoute brusquement :
« Oh, du nerf ! Il s'agit de s'intéresser au cas de Madame Arnaud mère, mais aussi d’une certaine Suzanne qui a pris la vidéo et d’une Céline dont je voudrais bien savoir quel est son rôle… »
Tout le monde était en train de sortir du bureau lorsque le téléphone du Premier ministre sonna.
« Oui, … bien sûr Monsieur le Président, …, je m’en occupe immédiatement, mes respects Monsieur le Président. » dit-il avant de raccrocher.
« Attendez ! Il y a du changement. » crie-t-il à ceux qui tentent de s'esquiver.
Chacun reprit plus ou moins la place qu’il avait avant d’être renvoyé et observa avec attention le ministre qui fouillait dans ses tiroirs.
« Mais où ai-je bien pu mettre cette foutue note ? » répétait-il sans cesse. « Ah ! La voilà, alors… » et il commença à lire celle-ci après avoir chaussé ses lunettes qui lui donnaient un regard de taupe.
"Certains journalistes d'investigations commencent à soupçonner l'existence d'une jeune femme dans la vie du président. Je ne peux vous dire quels sont les liens entre eux, si ce n'est qu'elle n'est pas sa maîtresse, ni sa fille cachée, mais nous devons absolument empêcher ça de sortir dans les médias.
Elle s'appelle... Suzanne, et il va falloir lui procurer une protection rapprochée, constante et discrète ; elle-même ne doit rien soupçonner ! Arnaud ?

"Tic-Tac,Tic-Tac...
Suzanne déteste choisir. C'est son côté masculin !
Orange ou menthe ? Le fil vert ou le fil rouge ? Céline ou Arnaud ? L'amie ou l'amour, être Daphné ou Messaline ? Trop sage ou trop salope ?
Tic-Tac, Tic-Tac fait le temps qui passe.
Le temps !
Suzanne se pose un instant: elle choisit un Tic orange.
La pointe de sa langue remonte la veine et capte un peu de piment d'Espelette qu'elle a préalablement fendu en deux. La douceur et la force basque l'envahissent.
Céline ? Amie ou ennemie ? Ce vampire psycho affectif se nourrissait de son admiration béate et rétrospectivement Suzanne se sentait le simple faire valoir de cette "amie".
Arnaud: La belle revanche. Pas mécontente de lui piquer son Toy Boy.
Un frisson la secoue tandis qu'elle roule la friandise rose entre la langue et les dents. Croquera ? Croquera pas ?
Les papilles éveillées par la saveur poivrée accordent un sursis à l'ami Tic.
Son amitié tac-au-tac pour Céline, vu d'ici, ressemblait fort à une dépendance et sa liaison avec Arnaud, à une émancipation.
Puis le temps s'est accéléré. Pas de décisions à prendre, pas de fil à couper.
Jonathan-le-goëland qui la quitte, Arnaud-le-queutard qui la trahit, Céline-fadasse qui l'a trahie, les évènements qui décident à sa place et elle qui observe. Attentiste.
Masculine.
Voilà Mme mére qui s'invite, Agathe, Tatania, Dimitri, Mr Jean, le Premier Sinistre et maintenant le président Berlusconard avec son cortège d'histoire de Q prêt à faire sauter la république.
Il va falloir couper un fil avant de se retrouver treize à table pour "La Cène" finale.
Changer la Tac-Tic que. Arnaud et Jonathan semblent si loin, si petits.
Favorite présidentielle potentielle.
Suzanne, habituée aux seconds rôles, jouit intérieurement de cette promotion qui la place au premier plan. Sa main glisse entre ses cuisses.
Grisée par le danger et son pouvoir tout neuf, la friponne frissonne et bascule.
Tic et Tac donnent la cadence.
Tic-Tac, Tic-tac...

Au ministère, Arnaud voulait se faire petit, tout petit... Il n'avait pas entendu M. Jean l'appeler.
- Arnaud ?! reprit-il. Je vous préviens, c'est votre dernière chance !
- Oui, quoi donc ? bafouilla ce dernier.
- Vous devez vous rapprocher de Suzanne. Voyez ce que je veux dire, ça entre dans vos compétences...
- Excusez-moi, mais je préférerais rester en dehors de cette affaire... Si ça ne vous dérange pas...
Sous l'effet de la colère, la veine temporale de M. Jean grossit, à la limite d'exploser...
- Si ça ne me dérange pas ?! Vous savez Arnaud, je ne sais pas si vous suivez les actualités, mais les accidents de parapente sont fréquents en cette saison...
- Mais, euh, je ne fais pas de parapente ?!
M. Jean sourit. Il s'adresse à M. Paul, son homme de main.
- N'est-ce pas que ça s'apprend vite le parapente, M. Paul ?
- Très, très vite...
M. Jean se tourne vers Arnaud. Celui-ci avait changé de couleur. Du tic tac orange, il était passé au blanc.
- J'accepte monsieur, j'y vais de ce pas...
- Oui, allez-y Arnaud, pensez à votre mère. Je vous préviens d'ailleurs, ne faites pas l'idiot, vous serez constamment sous surveillance. Dimitri va vous donner un équipement nous permettant de vous suivre dans tous vos faits et gestes ainsi qu'un microphone. Ne dites donc rien à votre chère maman.

Une demi-heure plus tard, Arnaud s'éloignait du ministère en état de choc, les jambes flageolantes et la peur au ventre...
De longs couloirs où les pas résonnent : il sait où trouver Suzanne à cette heure.
Revenir vers elle après tous les quiproquos, les qui couche avec qui, ne lui fait plus peur car l’autorité a parlé. Il s’est toujours plié sous le regard perçant, le verbe net et le geste tranchant.
Il passe les contrôles de sécurité, entre dans le sas et en ressort dûment badgé et fouillé, puis il se dirige d’un pas sûr vers les bureaux de la Présidence.
"A cette heure, elle doit y être", se dit-il. "Elle doit nécessairement y être".
Pénétrant dans le bureau de Suzanne, il jette un rapide coup d’œil : dossiers impeccablement empilés, aucune touche personnelle, il semble qu’elle prenne son rôle d’éminence grise très à cœur. Trop à cœur aux dires de certains.
Ces allusions des Services tombaient d’ailleurs au moment adéquat : hésitant encore à revoir Suzanne sous le coup de sa propre trahison, cette rumeur l’absolvait de tout remords. Peut-être pouvait-il à nouveau reprendre le contrôle des événements ?
Suzanne absente, Arnaud déambule dans le bureau, soulève un formulaire du bout des doigts, ouvre et referme un tiroir.
S’approchant de la porte située près de la fenêtre donnant sur le parc arboré où Suzanne aime déambuler pour son déjeuner, il distingue un bruit sourd, régulier auquel il n’avait pas prêté attention à son entrée dans la pièce.
Une sorte de. Quelque chose qui lui rappelle. Des bruits étouffés, réguliers, lourds. Deux corps qui ?
Un sourire sardonique. Quoi de mieux pour tout effacer, pour tout recommencer, pour tenter enfin une fois dans sa vie de reprendre le pouvoir ?
Arnaud voit déjà la scène, Suzanne et le Président accouplés, lui vainqueur tenant la péronnelle à sa merci, son propre chef M. Jean sous sa coupe grâce à cette révélation, et même le Président.
Vainqueur sur tous les fronts.

Il ouvre la porte et se trouve face à la scène à laquelle il s’attendait : aucune surprise ne se lit sur son visage triomphant alors que son regard glisse du sofa richement décoré au visage déconfit du Président, glisse sur le corps de… l’autorité. Un silence glacial remplace la fanfare exultante. Son regard se trouble. Sa mère.

Sa mère ! Son premier objet d’amour, là devant lui, se laissant aller sans aucune pudeur. Elle ! Sa mère !
Jamais, malgré le débordement imaginaire auquel il se laissait aller fréquemment, jamais il n’aurait cru que cela pouvait arriver !
Pourtant il fallait se rendre à l’évidence, c'est bien elle, il ne pourrait plus jamais la regarder avec les mêmes yeux, même avec de nouvelles lunettes, même avec des lentilles.
Son amour filial en prend brutalement un coup !
Oubliée Suzanne, oubliée Céline. Rien ne comptait plus à ses oreilles que ce qui était là, devant son nez.
Sur ce sofa richement décoré, luxueux à souhait, où jamais il n'aurait osé posé son auguste arrière-train, oui sur ce sofa tout n'était que désordre, gourmandise, sensualité, le laisser aller de ces personnages respectables lui semblait inexplicable ! Comment peut-on se vautrer dans un amoncellement de petites choses vertes et oranges ou l'inverse, il ne savait pas, il ne voulait pas savoir !
Il n’était pas préparé à ce spectacle, pétrifié, dans sa stupeur, il relâche la porte avec vigueur, elle se referme dans un bruit de tonnerre.
Mme Mère entend ce claquement sec, et avec son naturel habituel se retourne souriante, en escamotant habilement ce qu’elle était en train de sucer.
Le président quant à lui, habitué à ce genre de situation ne perd pas son sang froid et continue, comme si de rien n’était, à lui dicter, avec un chuintement inhabituel dans sa manière de s’exprimer, un courrier destiné au ministère de la santé et de la réhabilitation des tic-tac !
Décidément, il fallait absolument convaincre ces députés réputés pour leur pingrerie et leur froideur de baisser la taxe sur les tic-tac. Car lui aussi suçait. Elle le vert, lui le rouge !
Leur secret défense était découvert.
Il fallait absolument neutraliser Arnaud, c’est donc avec un sourire sournois qu’ils lui proposèrent de ce joindre à eux…

Arnaud commence par reculer, encore sous le choc de la découverte qu'il vient de faire. Son dos heurte la porte qu'il vient de fermer. Il n'a jamais eu l'âme d'un couard et finalement s'avance vers eux, prêt à en découdre s'il le faut, mais surtout bien résolu à avoir le fin mot de l'histoire.
Il n'est plus qu'à quelques pas du premier citoyen du pays et de sa génitrice, tous deux, le sourire mauvais aux lèvres, l'invitant à prendre place entre eux pour discuter de l'affaire.
Arnaud pose le pied sur une pastille de couleur qui, au lieu de s'enfoncer dans l'épaisse moquette, se dérobe sous sa chaussure, projetant la jambe du malheureux en l'air, rapidement suivi par le reste du corps, puis la tête qui heurta le revêtement cotonneux avec un bruit sourd. Arnaud gisait sur le sol officiel jonché de bonbons bigarrés, sonné pour le compte.

Quand il se réveille, il contemple avec étonnement la chambre d'hôpital autour de lui. Les murs blancs de rigueur semblaient striés de motifs arrondis et allongés, comme recouverts de carreaux en forme de gélules. Son matelas était rempli de petites billes qui crissaient sous son corps encore engourdi.
Une infirmière entre, s'approche de lui. Elle lui parle dans une langue inconnue, uniquement composée de "clings" rythmés.
Il croise son regard, mais il constate que les iris de ses yeux sont remplacés par une pastille verte.
Quand elle parle, ses dents blanches exhalent un goût de menthe fraîche.
Il cherche la télécommande d'appel et rencontre une boîte de friandise vide, pendue au bout d'un fil, le bouton d'appel rouge prenant la place de l'opercule.
Il sonne de toutes ses forces et aussitôt quelqu'un entre : sa mère !
Ses yeux, du même vert que l'infirmière, roulent pour marquer la surprise. Elle ouvre la bouche pour lui parler, exhibant des pastilles au goût citron vert à la place des dents.
Derrière elle, le président aux yeux et à la dentition saveur orange !
Il glisse de son lit, s'approche de la fenêtre afin de fuir ces monstres et l'ouvre, sans réfléchir au fait qu'il devait être à plusieurs étages du sol.

Le paysage extérieur était entièrement constitué de Tic-Tac !
Une foule compacte borde la route au premier plan, acclamant une armée de bonbons oranges et verts, marchant au pas de l'oie, qui descend l'artère de manière triomphale.
Leur pas rythmé fait trembler les murs : tic-tac-tic-tac-tic-tac...
Tic, tac, tic, tac...

Le bruit de la trotteuse du réveil posé sur la table de nuit de sa chambre d'hôpital le tire de sa torpeur... Il avait nagé en plein délire !
Il ouvre les yeux, encore tout remué par son rêve. Face à lui, sa mère, Céline et Suzanne.

Cette dernière s'avance vers Arnaud. Tendrement, avec douceur, elle pose sa main sur son bras.
Sa mère contourne le lit, vient se placer de l'autre côté, et place une main flasque et ridée sur son front.
Arnaud ferme les yeux. Il ne sait plus quoi penser. Mi effrayé, mi rassuré, il attend un éclaircissement.
"Ne crains rien, tout va bien maintenant" murmure Suzanne.
Tu parles, pense Arnaud. Il n'arrive plus à dissocier la réalité du rêve, ne sait même plus à qui il a réellement affaire.
Une gentille fiancée et sa maman, passionnée de tricot et qui attend avec impatience que des petits-enfants viennent remplir sa vie ?
Ou une froide espionne ambitieuse et une Mme Mère salope et calculatrice ?

La main toute frippée lui caresse les cheveux.
"Tu ne te souviens de rien mon petit ? Céline, ton amie d'enfance, t'a emmené boire un verre avec son mari Dimitri, pour fêter la grossesse de Suzanne. Tu étais tellement heureux que tu as fini plusieurs bouteilles, et tu as soudainement plongé dans un coma éthylique. Tu as déliré dans cet hôpital plusieurs jours. Tu appelais des noms inconnus, tu criais des mots bizarres : dents, vidéo, canapé, grosse pute (là elle prend un air gêné), président, et je ne sais quoi encore. Comme si tu te passais un film dans la tête. Mais c'est fini. Repose-toi maintenant."
"Oui, repose-toi, je t'aime" ajoute Suzanne, en accentuant tendrement la pression de sa main sur son bras.

Arnaud respire enfin. Finalement, il préfère cette version. Ces histoires d'espions et de baise dans tous les sens étaient un peu flippantes.
Il ne risque plus de mourir en parapente, c'est une bonne nouvelle.
"Laissons-le se reposer" ajoute Céline sagement.
Les deux autres femmes acquiescent.
Elles se regardent l'air soulagé.
Elles embrassent à tour de rôle Arnaud puis prennent le chemin de la sortie.
Arnaud sourit d'aise. Il observe le joli petit cul de sa fiancée qui se dandine gracieusement, content que tout se termine bien.

Soudain, il se fige. Sa fesse droite. Charmante oui, mais..Suzanne !
De sa poche arrière, dépasse une petite boîte. Orange et verte. Sapristi, ce sont des....
NOOOOOONNNNNN ! hurle-t-il.



Merci aux auteurs :
Manu
Virginie Sweet Femme
Gazelle
Angie
Madame Kevin
Sylvie
GoodGirl
Vanessa
SpaCitron
M'Café
M (illustrations aussi !)
Noisette
Zette
Kalashnikole
Dom
Gentille Sorcière
Louisiane
Gilsoub
Franck
Jathénaïs
Alex Cessif
La plume et le Citoyen
Chouyo
Ckankonvaou
Taho !
Et moi-même, ouais.
J'ai pris le parti de n'indiquer les liens qu'à la fin pour permettre une lecture plus fluide, comme une nouvelle classique, et rentrer dans l'histoire sans diversion.
Allez chez Taho pour savoir qui a écrit quoi si vous êtes curieux.

 
 
Commentaires

1.   MissBrownie  -  vendredi 23 octobre 2009 - 13:53


Cette nouvelle n'est jamais arrivée jusque moi...
Et j'avoue avoir perdu le fil à un moment...

   
 

2.   Aude Nectar  -  vendredi 23 octobre 2009 - 14:22


C'est dommage, j'espère que tu écriras une prochaine fois !

Je me suis un peu perdue à un moment aussi, j'ai donc allégé à certains endroits, clarifié, fait des transitions, je pense que maintenant tout en gardant la forme et le fond elle est agréable à lire et le tout se tient.
Mais je n'ai pas eu grand chose à changer pour ça, je ne voulais que chaque auteur garde son texte le plus intact possible.

   
 

3.   Carole  -  vendredi 23 octobre 2009 - 15:14


C'est marrant j'en parlais ce matin de ta nouvelle, comme quoi!
je n'avais pas suivi la fin, du coup c'est fait. Je n'ai pas trop accroché quand ça part dans les histoires de Président, espions et cie. j'aimais bien l'histoire du trio, dommage que n'ait pas continué sur eux mais on ne peut jamais savoir dans quelle direction ça va partir, c'est le jeu!

   
 

4.   Madame Kévin  -  vendredi 23 octobre 2009 - 16:25


Merci à toi pour cet important travail de lecture et de "lissage" du document final.

   
 

5.   eloise  -  vendredi 23 octobre 2009 - 19:20


c'est trop cool l'idée que vous avez eue !!!
trouvez un titre ca me rappelle ce que je demande a mes eleves en cours...

   
 

6.   ckankonvaou  -  vendredi 23 octobre 2009 - 22:36


Super, bravo, c'est sympa d'avoir relié le tout ! bravo encore !

   
 

7.   Aude Nectar  -  vendredi 23 octobre 2009 - 22:42


Au début quand ça virait Harlequin ou trop espionnage je me demandais si ça allait tenir la route, et au final je suis très contente, en plus on rigole par moment, c'est sympa.

Tout relier et peaufiner a pris du temps mais c'est une belle œuvre non ?
Merci encore aux auteurs et lecteurs. Préparez-vous à écrire la prochaine fois !

   
 

8.   ckankonvaou  -  samedi 24 octobre 2009 - 17:38


ah oui ! on en reveut ! tu nous préviens si on n'est pas à l'appel ?
thank

   
 

9.   Aude Nectar  -  samedi 24 octobre 2009 - 17:56


Merci Ckank !
C'est un peu long pour un billet, il faut avoir un peu de temps pour tout lire.

   
 

10.   Sandra  -  samedi 24 octobre 2009 - 22:34


J'ai vite perdu le fil de cette nouvelle Quel boulot et bravo à tous les auteurs!!!!!

Ps: J'ai enfin publié mon coin bureau ;-)

   
 

11.   Dom  -  dimanche 25 octobre 2009 - 18:43


Le lecture n'en est que plus agréable (et amusante), d'écriture en écriture, c'est étonnant de voir le fil de l'histoire changer.
Bravo !

   
 

12.   Alex cessif  -  lundi 26 octobre 2009 - 01:57


Merci et tu penses à moi pour une éventuelle prochaine fois:tu sais que c'est meilleur la seconde fois.

   
 

13.   M1  -  lundi 26 octobre 2009 - 21:18


C'était un plaisir d'y participer !
J'ai loupé la dernière partie, ce que je vais faire c'est que je vais télécharger illégalement ce post, tout imprimer et lire tranquilement ! : )

   
 

14.   Gilsoub  -  mardi 27 octobre 2009 - 00:12


L'expérience était amusante, et à refaire, bien évidemment ;-) Merci pour ce petit jeu

   
 

15.   Aude nectar  -  mercredi 28 octobre 2009 - 11:24


Si la deuxième fois est encore meilleure, il faut qu'on recommence ! ;-)
La lecture doit être plus agréable en l'imprimant en effet.

   
 

16.   Taho!  -  jeudi 29 octobre 2009 - 12:53


Jolie pirouette pour finir de belle manière une histoire partie en vrille !

Je m'inscris déjà pour participer à la prochaine !

   
 

17.   essay  -  mercredi 10 mars 2010 - 03:59


Quelle histoire intéressante.
Vous devez en assurer la publication et le blog à ce sujet plus.

   
 
 

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