Tenir le coup


Extrait du blog de 22, une jeune prof qui sait m'émouvoir.

Le quotidien est banal. J'y suis indécemment bien. Cette élève qui connaît très bien Nelson Mandela "le présentateur sportif à la télé" me réjouit.
Je retrouve des 5èmes d'il y a deux ans en 3èmes. Ils ont la voix grave et les hormones en actions. Je les aime bien.
Les 6èmes sont très chiants avec leurs dix mille questions par minutes. Mais géniaux dans leur enthousiasme pas encore éteint.

On me demande "tu tiens le coup?" et j'aime pas ça parce que je me sens coupable l'espace d'un instant de tenir le coup, effectivement. Comme si je ne devais pas.

J'oublie.
Avant je ne voyais pas si souvent maman de toute façon. Alors j'oublie facilement.

Et puis d'un coup sans prévenir, je revis la semaine noire. Comme si la nouvelle me retombait dessus par surprise.

Lien blog : 22h22 et des poussières

 


 

Laissez-le tranquille Monsieur Sarkozy !


Extrait du blog de Philippe Sage, animateur radio. Etonnante et virulente la petite dame, qui défend bec et ongles son président...!

Ce matin, dans l'émission, nous eûmes, comme de bien entendu, l'auditrice outrée par les propos que nous tenions sur le chef de l'Etat, que y'en avait marre, vous m'entendez, qu'on critique à tout va l'action du Président de la République, qu'on y trouve toujours à redire, que de toutes les façons, on voyait bien de quel côté nous penchions (surtout moi ...), que ça suffit maintenant, que ça devient insupportable, qu'elle trouvait de surcroît, cette auditrice, que nous lui manquions de respect à Monsieur Sarkozy, car oui, moi je dis "Monsieur Sarkozy", vous m'entendez (mais montait-elle sur ses grands chevaux quand sur tous les médias l'on parlait non pas de madame Royal - dont je me fous mais à un point, vous pouvez même pas imaginer ! - mais de Ségolène ?).
Oui, je lui donne du monsieur, même que c'est là qu'il commence le respect, bande de sales gauchistes, cochons de jeunes, alors arrêtez maintenant, laissez-le tranquille Monsieur Sarkozy, fichez-lui la paix, laissez le travailler, parce que lui, AU MOINS, il travaille, c'est pas comme les autres avant, à commencer par Mitt'rrand (oui, là, elle dit plus monsieur, et elle en écorche le nom ..) sous lequel, on a jamais eu autant de scandales, jamais, vous m'entendez, que c'était une honte, et que si nous en sommes là, c'est bien de la faute aux socialistes, ah ça oui, c'est eux qui l'ont ruinée la France, mais faites donc confiance à monsieur Sarkozy, lui, il va le redresser le pays, et c'est pas la rue, vous m'entendez (mais oui, on t'entend, madame ..) c'est pas la rue qui va dicter sa loi, non mais, et pis ce sont toujours les mêmes qui y sont dans la rue, toujours les mêmes qui râlent, qui bloquent le pays, mais ça va pas durer autant que les impôts, c'est moi qui vous le dis, c'est comme tous ces étrangers ..

Oui, forcément, y'a toujours un moment ou Madame Sarkocorico va placer son couplet nauséabond sur les étrangers.
Vous remarquerez qu'elle fait quand mĂŞme super gaffe !
Fine mouche, elle ne commence pas par nous parler d'eux, les étrangers, sachant pertinemment que ça ne passera pas, du moins que ça ne se passera pas comme ça.

Lien blog : Philippe Sage

 


 

Etrange intimité


Extrait du blog de Zelda

Son visage est à moins de dix centimètres du mien. On se regarde du coin de l'oeil, à deux doigts du sommeil. On ne se touche pas.
Sa bouche s'abandonne de plus en plus, il a fermé les yeux. Il me plaît davantage ainsi détendu.
Je ne sais rien de lui, sinon qu'il est brun et qu'il doit avoir mon âge.

C'est une étrange intimité que celle d'une nuit sans hier et qu'on sait sans lendemain. Les corps allongés ne se décrispent pas tout à fait, le sommeil sera léger.
On n'est pas mal pourtant, juste un peu engoncés, un peu prisonniers de nos rôles.
Il ne replacera pas la mèche qui m'est tombée sur le front, nous nous parlerons à peine. Mais toute la nuit nos respirations se rythmeront l'une à l'autre.

Au matin, il aura disparu.

Lien blog : Zelda

 


 

L'amoureux transi et mystérieux : fin mot de l'histoire


Extrait du blog de Paul

Ce soir, j’aurai de l’encre plein les mains, Emma. Je veux que chaque rue, chaque trottoir et chaque morceau de bitume se souviennent de toi. Alors, je vais taguer mon Amour partout dans Paris. Paris doit savoir que je t’aime. Paris peut me comprendre, elle connaît les amoureux mieux que personne.



Qui sont réellement Paul et Emma ?


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Choc du lundi matin


Extrait du blog de Chloé.

Nos locaux se trouvent dans un bel hôtel particulier parisien. Donc il n'y a pas que des sociétés dedans, il y a aussi des gens. Que je croise.

Ce matin, comme tous les matins, j'étais en train de papoter météo avec notre gardien en allant récupérer le courrier et paf, qui est-ce que je croise en sortant de la loge?
Joey Starr.

Ca fait déjà quelques mois qu'il a emménagé là mais ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu (ba oui, à la boite, on croise les infos pour voir où il est le Joey). Sauf que là, j'ai failli lui rentrer dedans, et mine de rien, il est grand ce gaillard!
Pas déstabilisée pour un sou, je lui lance un grand "Bonjouuuur" avec mon plus beau sourire. Très poli, il me répond (il est sympa en fait!).

La prochaine fois je devrais peut-être l'inviter à boire un thé avec moi, s'il amène les chouquettes.

Lien blog : Chloé dans sa télé

 


 

Déclaration d'amour matinale


Extrait du blog de Violette.

Bonjour, bonjour, tu te lèves, et ma main ne caresse pas tes cheveux presque malgré moi, disons que, plutôt, je le fais exprès pour enlever tes pellicules. As-tu essayé un traitement, entre nous, sur le ton de la confidence ?!

Lien blog : Sois belle et parle

 


 

Drague moderne


Extrait du blog de Mademoiselle Coco. J'ai bien ri mais je compatis..

Je suis nulle... en drague moderne. Bon, déjà, je suis nulle en drague tout court. Mais dès lors que des moyens de communication modernes entrent en jeu, c'est pire que tout.


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L'anarchie dans les rues


Extrait du blog de Patrick, parfait pour se plonger dans la joyeuse ambiance des rues parisiennes cette semaine et introduire la vidéo qui suit sur le héros des temps de grève modernes.

En ces périodes de grèves on découvre un nouveau comportement sur les voies et chaussées, l'anarchie.
Chacun fait fait fait c'qui lui plaît plaît plaît!

Ainsi les piétons marchent où ils veulent, on voit surgir des rollers et des trottinettes un peu partout, des gens qui n'ont manifestement jamais fait de vélo de toute leur vie s'essayent en roulant un peu n'importe où, des voitures qui n'ont probablement jamais été conduites dans Paris s'y hasardent et innovent avec les règles de la circulation, sans compter les motos, mobylettes et autres bi-roues à moteur qui chevauchent aussi bien les trottoirs que les pistes cyclables et les couloirs de bus.
Ainsi on découvre des embouteillages monstres à tous les carrefours, où à ma grande surprise on ne voit aucun agent de la circulation. Seraient-ils eux aussi en grève ces temps-ci? S'ils ne le sont pas ils brillent par leur absence...

Blog et lien : Chocolat ou café

 


 

Douce vie de couple


Extrait du blog d'une femme qui raconte ses relations avec son conjoint

Il téléphonait à sa mère dans le salon. J'avais envie de regarder la télé et je l'ai allumée. Il m'a fait signe de faire moins fort. Je lui ai fais signe qu'il sorte. Il n'a pas voulu. J'ai remis le son.
Il m'a traitée de "connasse" et moi de "connard".
Il a pris le premier objet qui lui tombait sous la main - une pomme - et me l'a lancé. Elle a frappé mon bras.
Je me suis levée et j'ai quitté le salon pour aller dans notre chambre.
Il a terminé sa conversation et nous n'avons plus parlé de la soirée.

Le lendemain, il m'a appelée au bureau. Il m'a dit que nous devions laisser nos différents de côté, le temps de la rentrée, "pour le petit". Oui, "pour le petit", j'ai refais semblant...

Blog et lien : Mon homme et moi

 


 

Quand ça va pas


Extrait du blog de Cloudy. Ca alors, je ne suis pas la seule à rentrer en librairie-thérapie quand ça va pas, je m'y croirais, mais avec des chips pour accompagner le chocolat (oui je sais ça craint...).

Quand ça va pas, il faut que je sorte.
Absolument, impérieusement, histoire que la machine à penser ne se mette pas en place, douloureusement.
Il faut l’enrayer un peu.
D’abord, je vais m’acheter du chocolat. Du à 70 % de cacao, avec d’autres trucs dedans. J’attends d’être rentrée pour l’attaquer mais généralement je la finis dans la journée. Ben oui, sinon ça ne voudrait pas dire que je vais mal.
Ensuite, je file en librairie. Ma librairie, celle que je fréquente depuis que je suis étudiante. Et là, je me laisse guider.
Je peux en sortir avec 5 livres dans le sac mais je peux aussi sortir sans rien, sinon avec le plaisir d’avoir été là, d’avoir lu les petites étiquettes sur les livres. Les « coups de cœur du libraire », les « livres du mois ». J’aime bien lire les résumés des autres. Pouvoir confronter, comparer. Après le livre, je l’attaque aussi.
Je ne le finirais probablement pas dans la journée, je le terminerais un peu plus tard et il deviendra un des nombreux rangés dans la bibliothèque au rayon « livres de quand ça allait pas ». Je m’en souviendrai avec douceur, nostalgie ou pas du tout.

Lien blog : Cloudy au pays des nuages

 


 

L'immeuble du bonheur...


Extrait du blog d'Ashley, parce que les galères de voisins en apparts, on a tous connu, et quand c'est décrit aussi cyniquement, avec humour, on aime.


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Ceux qui vont au bout de leur loisir...


Extrait du blog de Cyril

Je pénètre dans la salle réservée aux hommes. Il y a cette odeur de sueur qui suinte sur les murs. Dans un vestiaire d’homme, quelle que soit l’heure, il y a toujours un type à poil en train de se rhabiller.
C’est le genre de type qui s’en fout, rien à péter, la quéquette à l’air, la serviette dans les mains, le cheveu propre et luisant.
Parce que le type qui a la quéquette à l’air, il adore prendre une douche après l’effort, là, juste ici.
Il pourrait, comme moi, rentrer chez lui tranquillement. Non, ce gars-là a pris un très grand sac avec toutes ses affaires de rechange, son shampoing, son peigne, son parfum, tout quoi. Il n’a pas le choix. Ce type aime aller au bout de son loisir, un loisir qui comprend la douche et l’exposition de ses roustons.
Pour ma part, je déteste me montrer nu au vestiaire des hommes. Iriez-vous montrer votre zigounette à des types en fin d’une réunion commerciale ? Ou à des clients ? Non. Alors c’est quoi le motif ? Sous prétexte qu’on pousse la même fonte, qu’on se regarde dans les mêmes miroirs, et qu’on se change dans le même club, nous serions dédouanés et aptes à observer nos glands ? Non, je dis non.

Lien blog : 20sur20

 


 

Vu et entendu


Extrait du blog "Entendu à Paris". Principe : des parisiens qui ont les oreilles qui traînent relatent des scènes et dialogues vues et entendus à Paris, dans la rue, les transports, au boulot, restaurant...et pourquoi seulement à Paris d'abord ?

Petit con
Dans le bus 27, deux mecs discutent quand une vielle dame leur demande une place assise.
L'un d'entre eux répond : - "Je vais travailler pour payer ta retraite alors je reste assis !"
Entendu par Sylvie

Sarkoland
Sur la ligne 8, un homme en costume met ses pieds sur le siège face à lui.
Un jeune homme, qui veut s'y asseoir, lui dit : - Maintenant que tu as voté Sarkozy, tu te crois tout permis ?
Entendu par Oph15

Texto
Dans le bus 195, dans la banlieue Sud, une ado pianote sur son portable et demande Ă  sa copine :
- Faut qu'on se voie", ça s'écrit "voit" ou "voie" ?
-Tu t'en fous, c'est un texto.
Entendu par Lucie

Lien blog : entenduaparis