Quand j'étais petite, à Tokyo




Quand j'étais bébé, j'ai découvert le monde, ses joies et ses peines dans une ville étrange, bien loin de ma France actuelle, à Tokyo.


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Quand j’inventais nos vies


Adolescente, j’étais connue, je ne dirais pas appréciée, mais connue (une renommée internationale à travers mon lycée) pour lancer toujours de bonnes discussions lors de nos soirées de jeunes en quête d’amitié éternelle, d’amour pour la vie et de sensations extrêmes, baignant dans des atmosphères légèrement alcoolisées (un coma éthylique à déplorer) et qui fleuraient bon les coquelicots séchés (un étranglement de fou rire et un étouffement par son propre vomi ravalé à déplorer).
J’adorais imaginer notre avenir, surtout quand la soirée était bien entamée, et que je devenais singulièrement inspirée et imaginative.


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Ecrire un lendemain de cuite


Nous voilà donc en 2011 (premier scoop). J’écris ce billet l’esprit encore tout embrumé par la cuite de la veille (deuxième scoop).
Une soirée vraiment sympathique, boire délie les langues et provoque des fous rires faciles, on aime tout le monde, le niveau d’humour ambiant est à son maximum, on a plus honte de se lever au milieu du dîner pour jouer de l’air guitar sur fond de piano, ou se lancer dans un mime censé illustrer une anecdote que l’on trouve extrêmement marrante, surtout que les copains rigolent avec toi, sauf que tu ne comprends pas qu’ils se foutent aussi de ta gueule, mais ça tu le réaliseras le lendemain, quand la lucidité reviendra, et te foudroiera de honte.


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Le cadeau de Noël redondant (mais censé faire plaisir)


C’est marrant parfois les cadeaux de Noël.
Après les sels de bain alors que je ne prends que des douches, les parfums capiteux alors que ma crème de jour et ma suave odeur corporelle me suffisent largement, depuis deux ans, ma mère s’est mise en tête que j’étais une fan de Voutch. Je ne lui ai pourtant jamais parlé de ce type. Ni en bien ni en mal. Aucune importance. Chaque année, j’ai droit à une immense BD. Elle pense que comme je suis un peu cynique-second degré sur la vie, que je connais le monde de l’entreprise, ça devrait me plaire. Que je pourrais même y retrouver une part de moi...


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Blonde et née à Tokyo : en quoi est-ce utile dans la vie ?


En quoi est-ce utile dans la vie d’avoir une tête de suédoise, un nom breton et d’être née à Tokyo ?
Vous allez vite comprendre :

1) Les amis

D’abord, quand t’es ado, ça fascine les potes. Pas besoin de fumer, sécher les cours et lancer des vannes foireuses pour être cool et mystérieuse. Tu attends le moment où les copains comparent leurs cartes d’identité. C’est toujours marrant de se foutre de la tête de Caroline avec ses bagues, d’Adrien qui est née à Montcuq ou du troisième prénom ringard de Théo, celui de son grand-père Roger. Négligemment, l’air de rien, non l’air un peu au-dessus de tout ça (ils sont cons alors, mais je suis fair-play), tu sors la tienne, et là...


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Au pied l'aigle noir !


Qu'est-ce qu'on fait pas comme conneries quand il pleut. Nectarine avait entendu l'Aigle Noir de Barbara à la radio, et insistait pour qu'on trouve une vidéo sur le Net. Il y en a pas mal, on s'est bouffé de l'Aigle noir aux yeux couleur rubis, des plumes couleur de nuit, semblant crever le ciel, pendant une heure. Puis ma fille ravie, que dis-je, émerveillée, est tombée sur ce montage absolument fabuleux, on a eu une pensée émue pour la chanteuse qui doit se retourner dans sa tombe en hurlant et grattant, c'est kitch à mort, faux couchers de soleil, pégase qui n'a rien à foutre ici, angelots, homme torse nu, gracieuse femme allongée (dénudée, au bord d'un lac, elle attend son rapace qui est en réalité un acteur de film porno), bref, savourez :


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Des poux morts lui tombent sur la joue


Et voilà, après quelques semaines de lutte à coups de spray répulsif sur la tête de ma fille chaque matin, l'invasion de poux est telle cette année à l'école qu'on a retrouvé des lentes hier sur ses cheveux. J'ai été confirmer l'horrible nouvelle avec ma gentille pharmacienne, qui s'est bien lavée les mains après (et a fermé boutique pour désinfection générale, surtout qu'elle a gagné son beurre pour la journée avec tout ce que j'ai investi dans la lutte anti-poux).
Je pense que certains œufs venaient d'éclore car Nectarine se grattait vigoureusement la tête depuis son réveil. Quand elle a appris son état, elle a sauté de joie :
- Ouais ! Ca va remplacer le lapin que vous vous voulez pas m'acheter ! Je les ai enfin mes animaux de compagnie.
Faut être sacrément motivée et en manque d'affection pour s'attacher à des bestioles qui piquent et grattent, j'ai failli lui offrir direct son lapin. Mais non.
Nectarine y a ensuite trouvé un second avantage, le moyen de pression :
- Si tu m'obliges Ă  finir mon assiette, je te refile mes poux !


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Une pluie continue de baisers


J’ai un gros souci docteur, je suis complètement accro aux bisous. Une vraie sangsue avec mes enfants. Ils n'en peuvent plus, et je ne sais comment décrocher de cette drogue dure. C'est plus fort que moi.
Dés que je vois mes jumeaux de deux ans assis dans leur lit à barreaux le matin, à peine réveillés en train de tripoter leur doudou, se demandant où est leur lait chaud, je les prends dans mes bras et piiif, je leur colle un gros bisou prolongé et bien appuyé sur chaque joue. Là ils se disent, ça y est, elle remet ça. Résignés, ils préfèrent en sourire, parfois ils essaient de s’extraire mais c’est inutile, c’est moi la plus forte. En les laissant à la crèche, ils n’y coupent pas, flopée de bisous. Comptez une minute avant que je ne décolle ma bouche de leur joue. Multiplié par 4 joues, ça prend un peu de temps, les autres parents trépignent derrière. Au retour de la crèche, rebelote. Le WE, ils croulent sous les bisous. Les pauvres ne peuvent plus me passer devant sans que je ne m’accroupisse en gémissant : « un bisou ! ». La petite Clémentine vient toujours avec plaisir tendre la joue, elle le dit très bien, d’ailleurs, le mot bisou, elle commence à connaître. Le petit gars essaie de m’éviter, mais je ne me laisse pas abattre, je le poursuis dans toute la pièce, il rigole, je finis par le coincer contre un meuble et là, punition de bisous, ça lui apprendra.


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Ravalement de façade !


J'imagine votre surprise et votre désarroi. Mais où est passée la grenouille ? Et l'herbe toute fraiche ? Je suis où là ?
Et oui, la rainette s'est barrée, elle avait besoin d'air et moi aussi.
Des années que ce blog a la même tête alors que je m'en tape au fond des grenouilles. J'ai donc décidé de créer une bannière personnalisée, plus proche de ce que je suis, ce que j'aime, avec une ouverture sur mon univers. Le vrai.
Nectarine sur son cheval, les jumeaux sur une cigogne, une sculpture que j'aime réalisée par MisterNec, qui trône sur la cheminée, chaque jour sous mes yeux lorsque j'écris.
Des livres, mon nouvel agenda avec un message très politique, un bout de Bretagne et de mer, un renard dans le reflet, ramassé dans la rue, tout pouilleux. Une toile d'Inès Castilla dont je suis tombée amoureuse dans une galerie, il y a quelques années. Plein de choses si vous prenez le temps de contempler avec amour cette jolie bannière (et je devine aisément que vous n'avez que ça à faire).

A droite, une photo de moi trop nette, genre regardez-moi dans les yeux, cliquez-moi pour en savoir plus.
Et surtout, une sélection de liens d'articles de presse ou de blogs que j'ai lus, que j'aime, qui m'interpellent. Soyez attentifs hein, car j'actualiserai régulièrement cette partie, un vrai Nectar du Net !

Plus bas, les livres que je dévore, ou que je viens de terminer avec un avis court et une note. Idem pour le dernier film vu au ciné ou à la maison.
Le reste demeure, ma sélection de blogs sur Netvibes, mes billets les plus lus, et, parfois, pour les plus fouineurs, une petite pensée tout tout tout en bas.

Voilà, j'espère que l'adaptation ne sera pas trop difficile, et que vous vous sentirez bien. Je continuerai à vous conter des anecdotes, vraies ou inventées, mes aventures palpitantes, réfléchir avec vous, pousser mes coups de gueule, partager mes grandes joies et petits maux du quotidien.

 


 

Qu’est-ce qu’ils me veulent tous avec leurs parachutes ?


Satané corps pas assez musclé, foutu squelette qui s'affaisse régulièrement sous le poids des enfants et de l'âge. J’ai commencé à souffrir de la nuque et en particulier de ce qu'on appelle dans le jargon médical une névralgie d’Arnold (sans Willy, c’est un autre) qui remontait derrière l’oreille et me lançait de plus en plus atrocement au milieu du mois d’août.
N’en pouvant plus de la compagnie permanente d’Arnold (et même si faut de tout pour faire un monde, c’est vrai), j’ai été consulter un ostéopathe dans le Morbihan.
Il palpe mon cou quelques secondes, soupire d’effroi, et me pose une question aussi étrange que flippante :
- Mais…vous avez fait du saut en parachute ?
- Euh…non, c’est si mauvais que ça ?
- Un accident de voiture ?
- Non, ni d’hélicoptère.


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Comment salement foirer la rentrée de son enfant


Et voilà, Nectarine est rentrée en CE1. Je ne vous raconte pas le stress. Avez-vous conscience qu'une simple erreur d'étourderie de notre part peut foutre littéralement l'année, que dis-je, l'avenir de nos enfants en l'air ? Et j'ai commis une bévue qui pourrait lui être fatale. Pourtant, après 10 allers et retours entre maison et librairie, oublis de liste, mauvaise lecture et compagnie, je pensais avoir TOUT acheté. Nectarine ravie avait bien rangé ses fournitures dans son cartable : les crayons de couleurs et feutres dans une trousse, la colle, les ciseaux et bics dans une autre. Pochettes, cahiers, agenda chevaux avec doubles pages en couleurs de triple galop sauvage à travers dunes, lacs et montagne, crinières qui claquent au vent, tout semblait y être. Tout sauf...le bon taille-crayon. Le ventre crispé, je découvre avec vous le mot de la maîtresse, rapporté par Nectarine hier soir (accrochez-vous) :


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Ils sont graves ces gosses (mais drĂ´les)


Quelques mots d'enfants pour vous faire sourire depuis vos transats (vous ĂŞtes au bureau ??? Mouarf !)

Nous ne laissons normalement pas Nectarine regarder les infos avec nous le soir, quand on fait nos vieux. Un soir qu'elle s'était relevée prendre un verre d'eau, elle tombe sur l'annonce de morts dans une avalanche de neige. D'un ton assuré, elle s'exclame : "bah ils ont qu'à ouvrir la bouche et manger la neige, et petit à petit ils sont libérés !"

Dans le centre de Nantes, un gars chante dans la rue en grattouillant sa guitare.
Nectarine : "non mais ils se prend pour un disque lui ou quoi ?"


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